Arif Yusuf
19 Juillet 2016•Mise à jour: 20 Juillet 2016
AA/ Bagdad
Le ministre irakien de la Justice, Haidar al-Zamili, a affirmé, lundi, que son pays n'a pas l'intention d'abolir la peine capitale, soulignant que 20 condamnés à mort seront exécutés après l’approbation de leur peine par la Présidence de la République.
Al-Zamili a déclaré à la presse que 45 condamnés à mort ont été exécutés depuis le début de l'année 2016, notant que "la peine de mort ne sera pas abolie, parce que d’une part, la loi et la Sharia la permettent, et d’autre part, parce que l’Irak connaît une situation exceptionnelle qui l’incite à l’appliquer".
A cet égard, le ministre irakien a affirmé que 20 condamnés à mort sont dans l’attente d’être exécutés.
Quatre d’entre eux seront bientôt exécutés, a-t-il ajouté, sans mentionner de date précise.
Le président irakien Fouad Massoum avait, pour sa part, approuvé, la semaine écoulée, plusieurs condamnations à la peine capitale, prononcées contre des individus reconnus coupables de crimes «terroristes».
A noter que Massoum avait également approuvé l’exécution d'autres condamnés, il y a dix jours.
Les données Conseil supérieur de la magistrature irakienne font état de 700 individus reconnus coupables et condamnés à mort pour crimes terroristes, qui n'ont pas encore été exécutés.
Les autorités irakiennes avaient rétablis l’application de la peine de mort en 2004. Les exécutions avaient été suspendues durant la période qui a suivi l'entrée des troupes américaines dans le pays en 2003.
De leur côté, les organisations des droits de l'homme s’opposent à la mise en œuvre de la peine de mort en Irak, et appellent à son abolition.