Irak–Iran : les chefs de la sécurité échangent sur la prévention des infiltrations transfrontalières
- Les discussions portent sur la coordination frontalière sur fond de tensions régionales
Istanbul
AA / Istanbul / Hüsameddin Salih - Tarek Chouiref
Le conseiller à la sécurité nationale de l’Irak, Qassem al-Araji, a eu mardi un entretien téléphonique avec Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de l’Iran, axé sur le renforcement de la sécurité frontalière et la prévention des infiltrations de « groupes terroristes » entre les deux pays.
Selon l’agence de presse officielle irakienne INA, l’échange a porté sur les développements régionaux et a souligné la nécessité de renforcer le contrôle le long de la frontière commune, ainsi que d’intensifier la coordination afin de bloquer toute tentative de passage de « groupes terroristes » entre l’Irak et l’Iran.
Bagdad considère Téhéran comme un allié clé, notamment pour son soutien lors de la lutte de l’Irak contre le terrorisme, selon des déclarations antérieures de responsables irakiens.
La démarche de Larijani est intervenue quelques heures après un autre entretien téléphonique, mardi également, avec le Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdulrahman Al Thani, au cours duquel les évolutions régionales ont aussi été évoquées, dans un contexte marqué par des manifestations en Iran et par un regain de rhétorique israélienne et américaine sur une éventuelle action militaire contre Téhéran.
Plus tôt dans la journée de mardi, le diffuseur public israélien KAN a affirmé que les États-Unis étaient « plus proches que jamais » de lancer une attaque contre l’Iran.
S’adressant aux manifestants iraniens plus tôt dans la journée, le président américain Donald Trump a déclaré sur sa plateforme Truth Social que « l’aide est en route », sans fournir de précisions.
Il a également annoncé l’annulation de toutes les réunions avec des responsables iraniens « jusqu’à ce que les tueries de manifestants cessent », selon son communiqué.
Plusieurs pays, dont la Chine et la Russie, ont exprimé leur opposition à toute intervention militaire américaine dans les affaires intérieures de l’Iran.
Des manifestations antigouvernementales ont touché plusieurs villes iraniennes depuis la fin du mois dernier, en raison de la dégradation des conditions économiques dans le pays.
Aucun bilan officiel n’a été publié, mais l’agence Human Rights Activists News Agency (HRANA), une organisation de défense des droits humains basée aux États-Unis, estime le nombre de morts à plus de 2 000, incluant des membres des forces de sécurité et des manifestants.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir
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