Mohammed Maher Ben Romdhane
29 Novembre 2019•Mise à jour: 29 Novembre 2019
AA - Irak - Amir Saidi
Deux sources médicales gouvernementales irakiennes ont indiqué, vendredi, que huit manifestants irakiens ont été tués et 43 autres blessés à Dhi Qar et Nadjaf, dans le sud du pays, où les forces de l’ordre ont eu recours aux tirs à balles réelles pour disperser les protestataires.
Une source à la direction de la médecine légale de Nadjaf a ainsi annoncé "la mort de cinq manifestants et la blessure de 23 autres blessés, au centre-ville de Nadjaf".
Une seconde source à la direction de la Santé de Dhi Qar a affirmé pour sa part que "3 manifestants ont été tués et 20 autres blessés".
Des témoins oculaires dans les deux villes ont indiqué que les forces de l’ordre, ainsi que des milices inconnues et non identifiées, ont tiré, à balles réelles, sur les manifestants. Les autorités irakiennes ne se sont pas prononcées concernant ces accusations.
Ces événements interviennent au lendemain de la mort de 50 manifestants des balles des forces de l’ordre et d’individus armés qui n’ont pas été identifiés à Dhi Qar et à Nadjaf. Il s’agit de l’une des journées les plus sanglantes depuis le début du mouvement de protestation en Irak.
L'Irak est, depuis le 25 octobre, le théâtre de manifestations antigouvernementales.
Les manifestations ont été ponctuées d'actes de violence généralisés, faisant plus de 406 morts et 15 mille blessés lors des affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre.
Les manifestants, qui réclamaient initialement de meilleurs services et des emplois, exigent désormais le départ du gouvernement et de l'élite politique "corrompue".