Hatem Kattou
06 Octobre 2020•Mise à jour: 06 Octobre 2020
AA / Montréal / Hatem Kattou
Le Canada a souligné, mardi, la nécessité de cesser les hostilités dans la région du Haut-Karabakh, se disant préoccupé des bombardements des zones civiles.
C’est ce qui ressort d’un communiqué conjoint entre Ottawa et Londres mis en ligne sur le site électronique du ministère canadien des Affaires étrangères.
« Nous sommes particulièrement préoccupés par les informations faisant état de bombardements de zones civiles. Nous offrons nos condoléances aux familles de ceux qui ont tragiquement perdu la vie. Les parties au conflit doivent mettre fin à la violence et respecter l’accord de cessez-le-feu », lit-on dans le communiqué.
Les forces armées arméniennes ont bombardé par des missiles et de l’artillerie lourde, plusieurs villes et villages de l’Azerbaïdjan, en particulier la ville de Ganja et des zones de Fizuli et de Agdam.
« Le Canada et le Royaume-Uni réitèrent l’urgence de cesser l’action militaire en cours autour de la zone de conflit du Nagorno-Karabakh (Haut-Karabakh) », indique la déclaration.
Le Canada soutient, par ailleurs, fermement les déclarations effectuées par les coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE, tout en « exhortant tous les partis extérieurs et les amis des deux Etats à redoubler d’efforts pour mettre fin aux hostilités et à s’abstenir de prendre des mesures qui risquent d’exacerber la crise ».
Le Groupe de Minsk de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) - co-présidé par la France, la Russie et les Etats-Unis - a été créé en 1992 pour identifier une solution pacifique au conflit, mais sans succès, même si un cessez-le-feu a été décrété en 1994.
S’agissant de la résolution du conflit, le Canada estime qu’une « une résolution complète du conflit du Haut-Karabakh se fait attendre depuis longtemps ».
« Cela ne peut se faire qu’au moyen d’un règlement négocié et non d’une action militaire. Tous les partis doivent retourner de toute urgence à la table de négociation, et ce, sans conditions préalables », conclut le communiqué.
Depuis le 27 septembre dernier, les affrontements au niveau de la ligne du front se poursuivent entre les deux pays, après que l'armée arménienne a ouvert le feu, de manière intensive, sur des zones d'habitations azerbaïdjanaises, faisant des victimes parmi les civils et générant de considérables dégâts dans l'infrastructure.
Depuis 1992, l'Arménie occupe près de 20pc du territoire de l'Azerbaïdjan, soit la région du Haut-Karabagh (composé de cinq provinces) et cinq autres provinces dans l'ouest du pays ainsi que des larges parties des provinces de Agdam et de Fizuli.