Guterres condamne l’attaque contre une base de la FINUL ayant blessé trois Casques bleus ghanéens au Liban
- Les soldats ont été touchés à l’intérieur de leur position à Al-Qaouzah, dans le sud-ouest du Liban, au milieu d’intenses échanges de tirs
Bamako
AA / Bamako / Amarana Maiga
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné vendredi l’incident survenu dans le sud du Liban, qui a blessé trois Casques bleus ghanéens déployés au sein de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).
Les soldats ont été touchés à l’intérieur de leur position à Al-Qaouzah, dans le sud-ouest du Liban, au milieu d’intenses échanges de tirs.
Dans un communiqué, le porte-parole du secrétaire général, Stéphane Dujarric, a indiqué qu’Antonio Guterres « souligne que la sécurité et la sûreté du personnel et des biens des Nations Unies doivent être respectées à tout moment et que les responsables doivent être tenus pour responsables ».
Il a également insisté sur le fait que « l’inviolabilité des installations de l’ONU doit être respectée par tous », tout en souhaitant un prompt et complet rétablissement aux soldats blessés.
Selon la FINUL, les trois Casques bleus ont été blessés lors d’un incident survenu vendredi, sans que l’origine des tirs ne soit précisée à ce stade. Une enquête est en cours pour établir les circonstances de cet incident qualifié de « grave ».
Le soldat le plus grièvement blessé a été transféré dans un hôpital à Beyrouth, tandis que les deux autres reçoivent des soins dans une structure médicale de la mission. Un incendie déclenché dans la base a par ailleurs été maîtrisé.
La mission onusienne a dénoncé une situation « inacceptable », rappelant que toute attaque contre des Casques bleus constitue une grave violation du droit international humanitaire et de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Plus tôt dans la journée, les Forces armées du Ghana avaient indiqué que le quartier général de leur bataillon déployé au sein de la FINUL avait été visé par deux tirs de missiles entre 17h45 et 17h52, heure locale, dans un contexte d’échanges de tirs entre l’armée israélienne et le Hezbollah.
Selon l’armée ghanéenne, deux soldats ont été grièvement blessés tandis qu’un troisième souffre d’un traumatisme. Le mess des officiers du bataillon a également été détruit par un incendie provoqué par les frappes.
Les militaires blessés reçoivent actuellement des soins dans le bunker médical du contingent et leur état est jugé stable. Leur évacuation vers l’hôpital de référence du quartier général de la FINUL est en cours d’organisation.
Le gouvernement ghanéen, par l’intermédiaire de son ministère des Affaires étrangères, a officiellement protesté auprès du siège de l’ONU à New York et a appelé toutes les parties impliquées dans les combats à respecter leurs obligations en matière de sécurité pour les Casques bleus.
La FINUL, déployée depuis 1978 dans le sud du Liban, compte environ 10 800 soldats chargés de surveiller la cessation des hostilités et de servir de force tampon entre Israël et le Liban.
L’ONU a par ailleurs exhorté les parties à désamorcer immédiatement la situation et à respecter pleinement leurs obligations au titre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité adoptée en 2006.
