Tarek Mohammed
29 Septembre 2017•Mise à jour: 29 Septembre 2017
AA/ New York
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé, jeudi soir, les autorités du Myanmar à prendre quatre mesures pour résoudre la crise des musulmans Rohingyas dans la province d'Arakan (ouest), en commençant par la «nécessité» de leur accorder la citoyenneté.
Quant aux trois autres mesures, il s’agit de "mettre fin aux opérations militaires, permettre un accès illimité au soutien humanitaire et assurer le retour sécurisé, volontaire, digne et durable des réfugiés dans leurs régions d'origine".
C’est qui ressort des propos tenus par Guterres lors de la première session ouverte du Conseil de sécurité à New York au sujet de la crise des Rohingyas.
Le Secrétaire général a déclaré aux membres du Conseil : «La réalité sur le terrain nécessite des mesures urgentes pour protéger les personnes, alléger leurs souffrances, prévenir davantage d’instabilité, traiter les racines du problème et, finalement, identifier une solution durable".
"La crise actuelle s'est aggravée régulièrement depuis les attaques du 25 août", a-t-il ajouté, soulignant qu’au moins « 500 mille civils ont fui leurs maisons et ont cherché de la sécurité au Bangladesh ».
Guterres a déclaré : « Nous avons reçu des témoignages des réfugiés en majorité de la part de femmes, d’enfants et de personnes âgées, qui font état de violence excessive et de graves violations des droits de l'homme, y compris des tirs aveugles, d’usage de mines terrestres contre des civils, et de violence sexuelle. Cela est inacceptable, et doit se terminer immédiatement ».
"Les autorités de Myanmar soutiennent que l'opération sécuritaire a pris fin le 5 septembre. Cependant le déplacement semble encore se poursuivre. Des rapports font état de villages musulmans incendiés, de pillages, et d'actes d'intimidation", a-t-il ajouté.
Le secrétaire général de l’ONU a souligné que « l'essence du problème réside dans la privation de la nationalité. Les musulmans de la province de Rakhine doivent obtenir la nationalité. La législation sur la nationalité en vigueur au Myanmar ne le permet pas seulement en partie. Nous encourageons le Myanmar à réviser ses lois conformément aux normes internationales».