Guerre en Iran : un ministre français pas à placer l'Iran sur une carte, les images deviennent virales
- Interrogé dans les couloirs du Parlement européen à Strasbourg, le ministre fraçais délégué chargé de l'Europe, Benjamin Haddad, a fini par indiquer le détroit d’Ormuz, après avoir vainement tenté de placer l'Iran sur la carte
Istanbul
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Des images diffusées début mars dans l’émission Quotidien diffusée sur TMC, montrant certains eurodéputés incapables de situer l’Iran sur une carte géographique muette, sont devenues virales ce week-end sur les réseaux sociaux, alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans sa troisième semaine.
Interrogés dans les couloirs du Parlement européen à Strasbourg, plusieurs élus ont confondu l’Iran avec des pays voisins ou plus éloignés : la Bulgarie, la Türkiye, l’Afghanistan ou encore l’Arabie saoudite. Parmi les eurodéputés interrogés, Emma Rafowicz (PS) a pointé la Bulgarie, Fabienne Keller (Renaissance) a choisi la Türkiye, Marie Toussaint (Écologiste) l’Afghanistan et David Cormand (Écologiste) l’Arabie saoudite. Moment de véritable malaise dans cette dans cette séquence; le ministre fraçais délégué chargé de l'Europe, Benjamin Haddad, censé maitriser les contours de la géographie et et de la géopoltique, a lui aussi mordu à l'hameçon, indiquant le détroit d’Ormuz, après avoir vainement tenté de placer l'Iran sur la carte.
Visiblement embarassé, ce qui s'explique d'ailleurs pour un ministre délégué à ce poste, « mais attendez, ça va..», a-t-il lancé, l'air agacé, avant de s'éloigner du journaliste qui lui tendait la carte.
Interrogé par Quotidien, David Cormand a justifié ces ratés : « On n’a pas la science infuse, on fait ce qu’on peut. Il y a beaucoup de sujets sur lesquels on doit apprendre, et donc on n’est pas des encyclopédies sur pattes. »
Sur les réseaux sociaux, ces inexactitudes ont suscité des réactions amusées et critiques : certains internautes se sont moqués de ces lacunes géographiques alors que ces élus sont amenés à se prononcer sur la guerre en cours. « Ces erreurs seraient drôles si le Parlement européen n’avait pas à se prononcer sur le conflit… », a commenté la députée européenne insoumise, Manon Aubry sur la plateforme sociale X qui a, elle, réussi au même exercice.
Certains eurodéputés ont néanmoins répondu correctement à la question, comme Jordan Bardella (RN), Raphaël Glucksmann (Place publique) ou Nathalie Loiseau (Renaissance).
Ce buzz intervient alors que la situation en Iran et dans la région du Moyen-Orient reste très tendue, soulignant à la fois l’importance des enjeux et, pour le public, le contraste parfois frappant entre connaissances géopolitiques et responsabilités des élus.
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