Guerre au Moyen-Orient : "Il n'y a plus de marins coincés" dans le détroit d'Ormuz, annonce Armateurs de France
- Selon Laurent Martens, délégué général d’Armateurs de France, 90 à 95 % des marins ont été soit rapatriés, soit ont choisi volontairement de rester à bord; les autres étant actuellement en instance de rapatriement
Istanbul
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Entre 50 et 55 navires français, dont cinq sous pavillon national, restent bloqués dans le Golfe Persique depuis le début du conflit au Moyen-Orient, a indiqué mercredi Laurent Martens, délégué général d’Armateurs de France, lors d’une interview sur la chaîne d’information française franceinfo.
« Il n’y a plus de marins coincés dans le détroit d’Ormuz », a assuré Martens. Selon lui, 90 à 95 % des marins ont été soit rapatriés, soit ont choisi volontairement de rester à bord; les autres étant actuellement en instance de rapatriement.
Le délégué général a précisé que la majorité des marins sont restés volontairement à bord et que les mesures de sécurité ont été renforcées. « Les risques pour les navires français dans le Golfe arabo-persique sont relativement faibles par rapport à la zone, car les bateaux sont à l’arrêt dans des zones de mouillage sûres et ne cherchent pas à entrer ou sortir », a-t-il expliqué.
Les armateurs prennent toutes les précautions pour « minimiser les risques », mais restent prudents dans ce contexte de conflit. Laurent Martens a également souligné que les navires bloqués sont correctement ravitaillés, et que les marins disposent de nourriture et d’eau suffisantes.
Cette situation survient alors que le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport mondial de pétrole et de gaz, est devenu de facto impraticable depuis le début des hostilités, exacerbant les tensions sur les marchés énergétiques mondiaux.
Conséquence directe de l'offensive militaire conjointement lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février dernier, dans un communiqué publié par les Gardiens de la Révolution, l'Iran a réaffirmé que le détroit d'Ormuz est « fermé au transit des États-Unis et de leurs alliés ». Cette décision paralyse le transit d'environ un quart du commerce pétrolier mondial. Cette fermeture a ravivé les craintes sur l'approvisionnement énergétique mondial et provoqué de vives turbulences sur les marchés.
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