Guerre américano-israélienne contre l’Iran : La Formule 1 annule les courses d’avril à Bahreïn et en Arabie saoudite
Aucune course de remplacement prévue en avril après examen des alternatives
Istanbul
AA / Istanbul
La Formule 1 a confirmé tôt dimanche que les Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite n’auront pas lieu en avril, en raison de l’escalade des tensions au Moyen-Orient liée à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
Dans un communiqué, l’organisation indique que plusieurs options alternatives ont été étudiées. Toutefois, après évaluation, il a été décidé qu’aucune course de remplacement ne serait organisée en avril.
« Les manches de Formule 2, Formule 3 et de la F1 Academy ne se tiendront pas non plus aux dates initialement prévues. Cette décision a été prise en pleine concertation avec la Fédération Internationale de l’Automobile et les promoteurs concernés », précise le texte.
Le président-directeur général du Formula One Group, Stefano Domenicali, a reconnu qu’il s’agissait d’une décision difficile, mais nécessaire au regard de la situation actuelle au Moyen-Orient.
De son côté, le président de la Fédération Internationale de l’Automobile, Mohammed Ben Sulayem, a souligné que « Bahreïn et l’Arabie saoudite occupent une place extrêmement importante dans l’écosystème de notre saison de courses, et nous espérons y revenir dès que les circonstances le permettront ».
Le directeur général du Bahrain International Circuit, Sheikh Salman bin Isa Al Khalifa, a exprimé son soutien à la décision de la Formule 1, remerciant la FIA ainsi que la communauté de la F1. Il a également affirmé que Bahreïn se réjouit déjà d’accueillir à nouveau les fans lorsque la compétition reviendra.
Le président de la Saudi Automobile and Motorcycle Federation et de la Saudi Motorsport Company, le prince Khalid bin Sultan Al-Abdullah Al-Faisal, a pour sa part indiqué que le royaume respecte la décision concernant le calendrier 2026 de la Formule 1, tout en réaffirmant la poursuite du partenariat avec la discipline.
Depuis le lancement d’attaques conjointes par Israël et les États-Unis contre l’Iran le 28 février, qui ont fait environ 1 200 morts, dont le guide suprême de l’époque, l’ayatollah Ali Khamenei, les hostilités se sont intensifiées.
En riposte, l’Iran a lancé des frappes de drones et de missiles visant Israël, la Jordanie, l’Irak ainsi que plusieurs pays du Golfe accueillant des installations militaires américaines.
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba
