Génocide à Gaza : « Ce n’est pas une histoire », dénonce Greta Thunberg après sa libération d'Israël
- « Je ne comprendrai jamais comment les humains peuvent être aussi cruels », déclare l’activiste suédoise
Greater London
AA / Londres / Aysu Bicer
La militante climatique suédoise Greta Thunberg s’est exprimée publiquement lundi pour la première fois depuis sa libération d’une prison israélienne, où elle a déclaré avoir été battue et forcée d'embrasser le drapeau israélien.
Greta Thunberg faisait partie des 171 personnes expulsées par les autorités israéliennes après avoir été détenues pour leur participation à une flottille d’aide humanitaire à destination de Gaza. Le groupe a été transféré en Grèce et en Slovaquie après leur libération.
Les militants ont été acclamés à leur arrivée en Grèce, salués par leurs soutiens après cette épreuve.
L’activiste suédoise s’est exprimée à l’aéroport Eleftherios Venizelos d’Athènes, capitale de la Grèce, en soulignant que son expérience personnelle n’était pas ce qui importait le plus. « Je pourrais parler très longtemps de notre mauvais traitement et des abus subis durant notre détention, croyez-moi », a-t-elle déclaré.
« Mais ce n’est pas l’histoire. Soyons très clairs : un génocide se déroule sous nos yeux, un génocide diffusé en direct », a déclaré Thunberg.
« Personne n’a le privilège de dire que nous ne sommes pas conscients de ce qui se passe. Personne à l’avenir ne pourra dire que nous ne savions pas. »
Thunberg a accusé Israël de « continuer à aggraver et à intensifier leur génocide et leur destruction massive avec une intention génocidaire, en tentant d’effacer toute une population, toute une nation sous vos yeux ».
« Nous ne pouvons pas détourner les yeux de Gaza, ni de tous les autres endroits du monde qui souffrent, vivant à l’avant-garde de ce système “business as usual” : Congo, Soudan, Afghanistan, Gaza, et bien d’autres encore », a-t-elle ajouté. « Ce que nous faisons n’est que le strict minimum. »
« Je ne comprendrai jamais comment les humains peuvent être aussi cruels. Qu’on puisse délibérément affamer des millions de personnes vivant piégées sous un siège illégal, comme prolongement de décennies d’oppression et d’apartheid. »
*Traduit de l'anglais par Ben Amed Azize Zougmore
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