Frappes américano-israéliennes sur l'Iran : Paris dit n'avoir « ni été prévenu ni impliqué »
- Macron estime que « nul ne peut penser que le nucléaire iranien, l'activité balistique et la déstabilisation régionale se régleront simplement par les frappes »
Istanbul
AA / Istanbul / Mariem Njeh
Le président français Emmanuel Macron a réuni samedi un Conseil de défense et de sécurité nationale consacré à la situation en Iran et au Moyen-Orient, après des frappes conjointes américano-israéliennes contre Téhéran.
« Les États-Unis et Israël ont décidé de frapper l'Iran ces dernières heures. La France n'a été ni prévenue, ni impliquée, tout comme d'ailleurs l'ensemble des pays de la région et nos alliés », a déclaré le président français en ouverture de la réunion.
Macron a indiqué que l'Iran a riposté « dans de très nombreux pays amis », où la France dispose d'emprises militaires et de ressortissants, avec « des conséquences sur la stabilité régionale, la paix dans la région et au-delà ».
- Le chef de l'État a fixé trois priorités
La première est « la sécurité de nos ressortissants dans tous les pays qui sont aujourd'hui frappés », suivie de « la sécurité de nos emprises militaires et diplomatiques » dans ces pays et ceux qui seraient exposés, ainsi que « la sécurité sur le territoire national ».
La deuxième priorité est d'« être aux côtés de tous les pays touchés par la riposte iranienne, ou menacés par celle-ci, dans leur intégrité territoriale et leur souveraineté ». Macron a précisé avoir contacté par téléphone l'intégralité de ces pays au cours des dernières heures.
Enfin, le président a appelé à « multiplier les initiatives pour que les questions se règlent par la voie diplomatique », estimant que « nul ne peut penser que le nucléaire iranien, l'activité balistique et la déstabilisation régionale se régleront simplement par les frappes ». Il a également évoqué « les droits légitimes du peuple iranien à se faire entendre » et à « décider lui-même son destin ».
La France a appelé à une réunion exceptionnelle du Conseil de sécurité des Nations unies, a rappelé Macron.
- Le Conseil de sécurité de l'ONU convoqué en urgence
Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira en session d'urgence samedi soir à 22h (heure de Paris) pour examiner la situation en Iran et au Moyen-Orient. La réunion a été demandée par les missions permanentes de la France, du Bahreïn, de la Chine, de la Russie et de la Colombie. Le Secrétaire général António Guterres a condamné l'escalade, estimant que les frappes et les représailles iraniennes « sapent la paix internationale ».
- Attaques américano-israéliennes contre l'Iran
Israël et les États-Unis ont lancé des attaques conjointes contre l'Iran dans la matinée, visant les villes de Téhéran, Ispahan, Karaj, Qom, Tabriz, Chiraz, Bouchehr, Kermanshah et Ilam. L'armée iranienne a riposté par des missiles balistiques et des drones vers Israël, ciblant également des bases américaines au Bahreïn, aux Émirats, au Koweït, au Qatar et en Jordanie.
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