Frappes américaines au Venezuela, des parlementaires britanniques dénoncent l’attaque
- « Le gouvernement travailliste de Starmer doit les condamner sans équivoque. Solidarité avec le peuple vénézuélien », déclare la députée Zarah Sultana
Londres
AA / Londres
Plusieurs parlementaires britanniques ont, samedi, dénoncé les frappes américaines au Venezuela, appelant le gouvernement du Royaume-Uni à condamner ce qu’ils qualifient d’« attaque illégale contre une nation souveraine ».
« Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole au monde, et ce n’est pas une coïncidence », a écrit sur le réseau social américain X la députée du parti Your Party, Zarah Sultana, à la suite des frappes américaines contre la capitale, Caracas.
Poursuivant, Sultana, ancienne élue du Parti travailliste, a estimé qu’« il s’agit d’un impérialisme américain à visage découvert : une agression illégale contre Caracas visant à renverser un gouvernement souverain et à piller ses ressources ».
Elle a ajouté : « Le gouvernement travailliste de (Keir) Starmer doit condamner cela sans équivoque. Solidarité avec le peuple vénézuélien. »
De son côté, le député indépendant Jeremy Corbyn a qualifié les frappes américaines d’« attaque injustifiée et illégale » contre le Venezuela, dénonçant une « tentative flagrante » de prendre le contrôle des ressources naturelles du pays.
« C’est un acte de guerre qui met en danger la vie de millions de personnes et il doit être condamné par toute personne attachée à la souveraineté et au droit international », a déclaré Corbyn sur la plateforme américaine X.
Le député travailliste Richard Burgon a, pour sa part, affirmé condamner « totalement » ce qu’il décrit comme une « attaque illégale contre une nation souveraine ».
« Comme pour la guerre en Irak, le changement de régime voulu par Trump concerne le contrôle du pétrole vénézuélien, les plus grandes réserves au monde », a-t-il déclaré.
Un autre député travailliste, John McDonnell, a souligné que ces frappes américaines avaient été menées « sans base juridique et sans décision de l’ONU », s’interrogeant : « Quelle différence, en droit international, entre l’attaque de Trump contre le Venezuela et l’invasion de l’Ukraine par Poutine ? »
« Si le gouvernement britannique défend l’État de droit, Keir Starmer doit condamner cela », a-t-il écrit sur X.
Plus tôt, le gouvernement vénézuélien avait accusé les États-Unis d’avoir visé des installations civiles et militaires dans plusieurs États du pays, tout en décrétant l’état d’urgence national.
Le président américain Donald Trump a confirmé l’attaque sur sa plateforme Truth Social, affirmant que le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse avaient été « capturés et exfiltrés du pays ».
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba
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