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Frappes américaines au Venezuela:Keir Starmer s'abstient de toute condamnation, arguant que Londres n’y est pas impliqué

« J’ai toujours dit et je crois que nous devons respecter le droit international », a déclaré le Premier ministre britannique aux journalistes

Burak Bir  | 03.01.2026 - Mıse À Jour : 04.01.2026
Frappes américaines au Venezuela:Keir Starmer s'abstient de toute condamnation, arguant que Londres n’y est pas impliqué

Londres

AA / Londres / Burak Bir

Le Premier ministre britannique Keir Starmer s’est abstenu samedi de condamner les frappes américaines menées au Venezuela, soulignant que le Royaume-Uni n’y avait été impliqué « en aucune manière » et indiquant vouloir d’abord « établir les faits ».

Interrogé par des journalistes sur une éventuelle condamnation des frappes américaines – déjà dénoncées par plusieurs responsables politiques britanniques, Keir Starmer a déclaré vouloir s’entretenir au préalable avec le président américain Donald Trump et consulter les alliés de Londres, évoquant une situation « évoluant très rapidement ».

« Ce que je peux dire, c’est que le Royaume-Uni n’a participé d’aucune façon à cette opération », a-t-il affirmé, précisant que les autorités britanniques se concentraient sur la sécurité des ressortissants britanniques au Venezuela, en coordination étroite avec l’ambassade à Caracas. Environ 500 citoyens britanniques se trouveraient actuellement dans le pays.

Le chef du gouvernement a rappelé son attachement au respect du droit international, tout en réitérant la nécessité de vérifier les informations disponibles avant toute prise de position officielle.

Plus tôt, de nombreux responsables politiques britanniques, dont des chefs de partis, avaient condamné les frappes américaines, les qualifiant de violation du droit international.

Le gouvernement vénézuélien a accusé les États-Unis d’avoir attaqué des installations civiles et militaires dans plusieurs États du pays et a décrété l’état d’urgence national. Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a confirmé une frappe « de grande ampleur », affirmant que le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse avaient été capturés puis exfiltrés hors du pays.

La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodríguez, a déclaré que les autorités ignoraient où se trouvait Nicolás Maduro et a exigé de l’administration américaine une « preuve de vie » du chef de l’État.

*Traduit de l'anglais par Ben Amed Azize Zougmore



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