France / Violences dans le périscolaire : le collectif SOS Périscolaire sera reçu à l’Élysée
- Le collectif SOS Périscolaire, qui recense depuis 2021 les violences physiques et sexuelles dans les périscolaires en France, sera reçu lundi à l’Élysée et au ministère de l’Éducation nationale
Istanbul
AA / Istanbul / Seyma Erkul Dayanc
Le collectif SOS Périscolaire sera reçu lundi à l’Élysée par deux conseillers du président Emmanuel Macron, ont indiqué les médias français.
Les représentantes rencontreront Gilles Halbout, chargé de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, et William Elman, chargé du sport, de la vie associative et de la solidarité.
L’après-midi, le collectif sera reçu par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray.
Créé en 2021, le collectif recense des cas de violences physiques et sexuelles dans le cadre du périscolaire dans toute la France. Ses cofondatrices demandent une commission indépendante, sur le modèle de la Ciivise, pour établir un état des lieux national et publier des statistiques afin de faire la lumière sur les défaillances du secteur.
« Il faut absolument qu’il se passe des choses au niveau de l’État », a expliqué Élisabeth Guthmann, cofondatrice du collectif, au Nouvel Obs, un hebdomadaire français.
Le collectif réclame également une harmonisation des pratiques de recrutement, de formation, de signalement des violences et de contrôle des animateurs, actuellement disparates selon les villes et les temps d’accueil (matin, pause méridienne, soir ou mercredis).
À Paris, où le problème est particulièrement visible en raison de l’ampleur du périscolaire, 16 000 animateurs sont en poste, dont 10 000 vacataires. Les autorités locales ont récemment suspendu plusieurs agents après des suspicions de violences sexuelles ou physiques.
Le 10 mars, un animateur du 15e arrondissement a fait l’objet de trois plaintes pour viol sur mineurs, alors qu’il avait été transféré dans cette école après des faits de violences psychologiques signalés dans une autre école.
Le collectif critique le manque de suivi des rapports antérieurs : un rapport de 2015 de l’inspection générale de la ville de Paris formulait 50 préconisations, restées sans effet, et le plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles annoncé en novembre 2025 contenait seulement 60 % des mesures proposées par SOS Périscolaire, selon Élisabeth Guthmann.
Les représentantes souhaitent que tout le périscolaire relève d’un ministère, idéalement celui de l’Éducation nationale ou de la Jeunesse et des Sports, pour garantir un taux minimal d’encadrement, des formations et des contrôles réguliers.
Elles demandent également l’extension au périscolaire du dispositif Signal Sport pour remonter immédiatement les problèmes.
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