France : un établissement catholique répond à des accusations d’agressions sexuelles
- L’Institution Champagnat d’Issenheim a publié un communiqué samedi après une enquête de l’émission Cash Investigation sur France 2 évoquant des agressions sexuelles, des gestes inappropriés et d’autres faits impliquant des adultes et des élèves
Istanbul
AA / Istanbul / Seyma Erkul Dayanc
La direction de l’Institution Champagnat d’Issenheim, un établissement privé catholique situé dans le Haut-Rhin, a publié un communiqué samedi en réaction à une enquête de l’émission « Cash Investigation » diffusée sur la chaîne publique française France 2.
Dans ce communiqué publié sur la plateforme sociale Facebook, basée aux États-Unis, l’établissement indique vouloir apporter des précisions après les éléments évoqués dans l’émission concernant plusieurs affaires d’agressions sexuelles et des accusations d’« omerta ».
Selon ce communiqué, un enseignant aurait eu des gestes « inappropriés » lors d’un voyage scolaire en Allemagne en 2018. La direction affirme avoir procédé « immédiatement » à un signalement auprès des autorités judiciaires, « assurant ainsi la mise en sécurité des enfants dans les meilleurs délais ».
Le procureur de la République de Colmar a confirmé que cet enseignant avait été jugé et condamné, ajoutant qu’aucun autre fait concernant l’Institution Champagnat ne lui avait été signalé à ce stade.
Le communiqué évoque également le cas d’un professeur de sport accusé de voyeurisme.
La direction précise que ces faits « se seraient déroulés en dehors du cadre scolaire », dans une piscine municipale, et indique que les autorités ayant interpellé l’enseignant avaient demandé de ne divulguer aucun élément au nom de la présomption d’innocence.
L’enquête télévisée mentionne par ailleurs des relations jugées inappropriées entre des élèves et des adultes. À ce sujet, la direction indique être chargée d’engager un travail d’évaluation et de tenir les familles informées.
Selon le parquet de Colmar, cité par des médias français, aucun signalement concernant l’Institution Champagnat n’a été reçu à ce stade.
Pour rappel, l’émission « Cash Investigation », diffusée jeudi soir sur la chaîne publique française France 2, s’était intéressée aux accusations d’agressions sexuelles commises sur des enfants dans le périscolaire et dans certains établissements privés, ainsi qu’aux conditions de recrutement et de contrôle au sein de ces structures.
Le programme avait également abordé les contrôles exercés par l’État sur les établissements privés et des situations dans lesquelles des enseignants accusés de violences éducatives ou sexuelles n’auraient pas été sanctionnés.
À la suite de la diffusion de l’émission, le ministre français de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, avait annoncé qu’il procédait à « plusieurs signalements sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale ».
Dans un message publié sur la plateforme sociale de la société X, basée aux États-Unis, il avait indiqué engager « sans délai les procédures de contrôle et de sanction » relevant des pouvoirs administratifs de l’Éducation nationale.
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