Monde

France : un sénateur s'en prend à l'administration américaine, qualifiée de « cour des miracles »

- II a fustigé la création d'un « Conseil de la Paix » par la nouvelle administration, une initiative qu'il décrit comme la mise en place d'un « concurrent de l'ONU ».

01.04.2026 - Mıse À Jour : 01.04.2026
France : un sénateur s'en prend à l'administration américaine, qualifiée de « cour des miracles »

AA / Istanbul / Mariem Njeh

Le sénateur français Claude Malhuret a critiqué la composition et la politique étrangère de l'administration américaine, dénonçant une équipe gouvernementale aux allures de « cour des miracles » et accusant Washington d'utiliser des frappes militaires comme moyens de « diversion ».

S'exprimant devant la représentation nationale, l'élu a rompu avec la réserve institutionnelle d'usage pour cibler les profils de plusieurs membres de l'exécutif américain. « Je comparais la présidence de Trump à la cour de Néron. Je me trompais, c'est la cour des miracles », a-t-il déclaré.

Le sénateur a justifié son propos en énumérant plusieurs nominations controversées au sein du cabinet : « Un anti-vax, ancien héroïnomane et ministre de la Santé. Un climato-sceptique, ministre de l'Écologie. Un animateur télé alcoolique, ministre des Armées ».

Pour résumer la dynamique institutionnelle à Washington, Malhuret a convoqué un proverbe turc : « Quand un clown s'installe dans un palais, il ne devient pas roi, c'est le palais qui devient un cirque. »

- « Concurrent de l'ONU » et accusations de diversion

Le discours du sénateur s'est également porté sur la politique étrangère et sécuritaire des États-Unis. Il a fustigé la création d'un « Conseil de la Paix » par la nouvelle administration, une initiative qu'il décrit comme la mise en place d'un « concurrent de l'ONU ».

Selon le législateur, cette refonte diplomatique s'accompagne d'une intensification des opérations extérieures. Malhuret a affirmé que l'exécutif actuel a « déclenché plus de frappes militaires que Biden durant tout son mandat ».

Le sénateur a également accusé l'administration américaine d'instrumentaliser son appareil militaire pour étouffer les scandales de politique intérieure. « Chaque fois que l'affaire Epstein ressurgit, les bombes explosent quelque part dans le monde et font diversion », a-t-il conclu.

Ces déclarations illustrent la méfiance d'une partie de la classe politique européenne face aux orientations stratégiques et au discours de l'actuelle administration à Washington.

Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.