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France : un directeur d’internat suspendu à Compiègne après des soupçons d’actes déplacés

- Le responsable d’un internat privé de Compiègne a été suspendu après un signalement au procureur pour des soupçons de comportements déplacés envers des élèves

Şeyma Erkul Dayanç  | 11.02.2026 - Mıse À Jour : 11.02.2026
France : un directeur d’internat suspendu à Compiègne après des soupçons d’actes déplacés

Istanbul

AA / Istanbul / Seyma Erkul Dayanc

Un directeur d’internat de l’Institution Jean-Paul II, un établissement privé de Compiègne, dans le nord de la France, a été suspendu en juin 2025 après un signalement au procureur pour des soupçons d’actes déplacés auprès d’élèves, selon des informations rapportées par des médias français.

Selon l’académie d’Amiens, autorité éducative régionale, la direction diocésaine de l’enseignement catholique de l’Oise a informé le rectorat le 5 juin 2025 d’un signalement effectué au procureur le 1er juin.

Le directeur de l’internat, relevant de l’organisme de gestion de l’enseignement catholique, avait été écarté puis suspendu à titre conservatoire.

Avant cette date, aucune alerte n’avait été transmise au rectorat, a indiqué l’académie.

Les premiers témoignages remonteraient au moins à 2022. Des élèves auraient signalé des intrusions dans leurs chambres, des comportements jugés déplacés et des remarques inappropriées. Selon les mêmes sources, le responsable aurait également organisé des sorties uniquement avec des élèves féminines.

Le directeur de l’internat ferait l’objet d’une enquête de gendarmerie, après un signalement adressé au procureur de la République de Compiègne.

Selon des informations relayées par Mediapart, média d’investigation français en ligne, des signalements auraient été formulés à plusieurs reprises par des élèves et des membres du personnel éducatif, mais ils auraient été écartés faute de preuves écrites.

La direction diocésaine n’a pas répondu aux sollicitations des médias.

De son côté, le nouveau directeur de l’établissement a affirmé être attentif aux situations de violences impliquant des élèves, dans un témoignage publié par l’Association de parents d’élèves de l’enseignement libre.

L’Institution Jean-Paul II, qui accueille environ 3 000 élèves, avait déjà été concernée par des affaires d’agressions sexuelles impliquant un surveillant d’internat, condamné en 2016 et 2022 pour des faits commis sur des mineurs entre 1992 et 2002.

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