France : Un conseiller de Sébastien Lecornu limogé pour consommation de stupéfiants
- Retrouvé en état d’overdose fin 2025, le collaborateur du Premier ministre a été congédié, une information confirmée par Matignon sur fond de durcissement de la lutte contre le narcotrafic
Istanbul
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Un conseiller « agriculture » du Premier ministre Sébastien Lecornu a été limogé fin 2025 pour consommation de stupéfiants, après avoir été retrouvé en état d’overdose lors d’une soirée privée, a confirmé Matignon au journal satirique d'investigation Canard enchaîné.
Selon les informations publiées par l’hebdomadaire satirique, le collaborateur, présenté comme proche du chef du gouvernement, a été pris en charge par les pompiers après avoir fait une overdose au cours d’une soirée festive, peu avant Noël. Il a été « congédié » dans la foulée, selon la même source.
Contacté par le journal, l’entourage du Premier ministre a confirmé l’existence de l’épisode et la décision de licenciement, sans préciser publiquement l’identité de l’intéressé ni les suites disciplinaires éventuelles.
Toujours selon l’hebdomadaire, les services de Matignon ont estimé qu’il n’était pas possible de maintenir en fonctions ce conseiller, compte tenu de ses responsabilités. L’incident l’aurait notamment empêché d’assister à l’ouverture du Salon de l’agriculture, rendez-vous majeur pour l’exécutif et pour le secteur dont il avait la charge.
Un second cas similaire aurait été constaté à la direction générale des Finances publiques (DGFiP), où un directeur régional d’Île-de-France aurait été relevé de ses fonctions début février pour un motif lié à la consommation de stupéfiants, un an après sa prise de poste.
Ces révélations interviennent dans un contexte de fermeté affichée par l’exécutif en matière de lutte contre le narcotrafic. Le 19 novembre 2025, en Conseil des ministres, le président Emmanuel Macron avait dénoncé « les bourgeois des centres-villes qui financent les narcotrafics », appelant à une responsabilisation des consommateurs.
Le 17 décembre, devant les parlementaires, Sébastien Lecornu avait déclaré que la lutte contre le narcotrafic devait être menée « avec le même niveau de détermination que celui avec lequel nous luttons contre le terrorisme ».
