France : trois policiers mis en examen pour violences et faux en écriture publique
-Selon une vidéo les policiers auraient menti sur la chronologie de l’arrestation

France
AA/Paris/Fatih Karakaya
Trois policiers sont mis en examen pour violences et faux en écriture publique, a révélé mercredi, le média d’investigation Streetpress.
En effet, « les policiers avaient asséné des coups de coude à une victime avant de l’accuser d’apologie du terrorisme » en août 2019. Mais d’après le média, la justice a eu accès aux images d’une vidéosurveillance qui a montré que les policiers avaient menti.
Mais l’affaire n’avait pas été médiatisée et la victime avait été acquitté en 2021. Streetpress a donc révélé les images de cette vidéo surveillance et a révélé que le 2 juin dernier les policiers ont été jugés pour violences et faux en écriture publique.
D’après le média, en août 2019, un homme, arme factice dans le pantalon est rentré dans un bar et c’est là que Samy G., la victime des policiers s’en ai pris à lui. Malgré les demandes de policiers, celui-ci a une altercation avec l’individu. Les policiers interpellent alors Samy G. et l’accusent d’apologie du terrorisme.
Le média a constaté que sur le procès-verbal, les fonctionnaires ont écrit : « vous n’êtes que des flics de merde, je comprends pourquoi les gens vont en Syrie et reviennent pour se faire exploser ici. Ils ont raison Daesh de vous faire ça, et vous et votre pays de merde, faut qu’ils continuent, la vraie police, c’est Daesh. » De même, ils prétendent que Samy G. aurait déclaré : « Regardez-moi leurs gueules de salope à ces schmitt de bâtard », tout en l’accusant « de vouloir boxer les policiers ». Il sera mis en garde à vue pour « des faits d’outrage, rébellion et apologie du terrorisme ».
-Une vidéo de surveillance démontre le contraire
Pourtant, se basant sur une vidéo que StreetPress a publié, « la justice constate que les quelque six minutes de vidéosurveillance ne correspondent pas à la chronologie décrite par les policiers » et démontre même que Samy G. « était calme ». Pourtant, « il a été gazé à deux reprises », estime le journal qui affirme d’après une autre vidéo filmée par Samy G., on l’entend dire : « c’est une nouvelle forme de terrorisme, on dirait comme Daesh. »
Comme on le voit dans la vidéo, c’est à ce moment que les policiers entrain de partir en voiture, revenaient « pour se jeter sur Samy et être fauché par un policier qui lui assène deux violents coups de coude au sol, sur l’arrière de la tête ».
Après avoir été acquitté, en mars 2021, Samy G. a donc porté plainte et son avocat a affirmé à Streetpress que « aujourd’hui, on voit que le seul moyen de prouver les infractions, ce sont les vidéos. Sinon ces gens sont tout-puissants. »
Selon le média, l’audience est donc reporté au 1er décembre.