Ümit Dönmez
15 Mars 2023•Mise à jour: 15 Mars 2023
AA / Paris / Ümit Dönmez
Plus de 7 000 tonnes de déchets et ordures ménagères se sont accumulés sur les trottoirs parisiens en un peu plus d'une semaine, en raison d’une grève des éboueurs entamée le 6 mars courant pour protester contre la réforme des retraites.
Mobilisés contre la réforme voulue par le gouvernement, les éboueurs d'un grand nombre d'arrondissements de Paris, ainsi que des centres de traitement de déchets de la capitale, ont voté, mardi, la reconduction de leur grève "au moins jusqu'au 20 mars", à l'issue d'une assemblée générale sur le site d'incinération d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).
Dans une déclaration, à l'issue du conseil des ministres, ce mercredi, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a estimé que "la responsabilité politique" des conséquences de la grève des éboueurs "incombe à la mairie de Paris".
Le porte-parole a tenu à rappeler le soutien à la grève des éboueurs, exprimé, mardi, par le premier adjoint à la Maire de Paris, Emmanuel Grégoire.
En réponse aux accusations du gouvernement, Emmanuel Grégoire, avait déclaré qu'il "y a un moyen très simple pour que les poubelles soient ramassées : il suffit que le gouvernement annonce qu'il renonce à la réforme des retraites et les poubelles seront ramassées dans l'instant", avait-il souligné.
Mardi soir, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a demandé à la maire de Paris, Anne Hidalgo, de réquisitionner des éboueurs afin de procéder à la collecte des ordures ménagères qui s’accumulent sur les trottoirs de la capitale.
Le ministre a ajouté que si la ville de Paris ne répond pas à sa demande, l’État se substituera à l'autorité locale et procédera lui-même à des réquisitions de personnels.