France : ouverture du procès en appel de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires
- Le procès doit se poursuivre jusqu’à la deuxième semaine de février
Istanbul
AA / Istanbul / Wafae El Baghouani
Le procès en appel de Marine Le Pen et de onze cadres du Front national (FN, devenu Rassemblement national en 2018) s’est ouvert mardi à la cour d’appel de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires européens.
Dès l’ouverture de l’audience, la présidente a procédé à l’appel des prévenus avant d’entamer le rappel des faits, à l’origine de la procédure judiciaire. Marine Le Pen, appelée à la barre en sa qualité de représentante du parti, a écouté la lecture sans prendre la parole avant de regagner sa place.
La lecture de l’acte d’accusation, jugée particulièrement longue, se poursuit dans un silence quasi total au sein du prétoire, seulement troublé par quelques toussotements et éternuements hivernaux. Le rythme de l’audience s’en trouve ralenti, a constaté l’envoyé spécial sur place. Une suspension d’une vingtaine de minutes a été observée en début d’après-midi, sans que la lecture ne soit achevée.
Pour mémoire, l’affaire trouve son origine dans un signalement effectué en 2015 par Martin Schulz, alors président du Parlement européen, concernant des assistants d’eurodéputés FN qui auraient également exercé des fonctions internes au parti. Une enquête judiciaire avait alors été ouverte en France.
En première instance, Marine Le Pen avait été reconnue coupable de détournement de fonds publics et condamnée à quatre ans de prison, dont deux ferme, ainsi qu’à cinq ans d’inéligibilité immédiate. Une peine confirmée en appel compromettrait sa candidature à l’élection présidentielle de 2027.
Le procès doit se poursuivre jusqu’à la deuxième semaine de février.
L’affaire des assistants parlementaires européens du Front national porte sur des soupçons de détournement de fonds publics européens entre 2004 et 2016. Il est reproché au parti d’avoir rémunéré, avec des fonds du Parlement européen, des assistants parlementaires qui auraient en réalité travaillé en partie ou exclusivement pour le FN en France.
La procédure judiciaire débute en 2015 après un signalement de Martin Schulz, alors président du Parlement européen, indiquant que plusieurs assistants d’eurodéputés FN figuraient également dans l’organigramme du parti, avec des fonctions politiques précises. La justice française ouvre alors une enquête pour abus de confiance et détournement de fonds publics.
En première instance, fin mars 2025, Marine Le Pen et plusieurs cadres du parti sont reconnus coupables. La cheffe de file du RN est condamnée à quatre ans de prison, dont deux ferme, assortis d’une peine de cinq ans d’inéligibilité immédiate et de 100 000 euros d’amende. Les prévenus ont fait appel de cette décision.
L’enjeu est majeur pour Marine Le Pen : une confirmation de la peine d’inéligibilité compromettrait sa participation à l’élection présidentielle de 2027.
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