Feiza Ben Mohamed
19 Juin 2023•Mise à jour: 19 Juin 2023
AA / Nice / Feïza Ben Mohamed
Quatre prévenus sont jugés depuis lundi matin à Paris, où s’est ouvert, devant la cour d’assises spécialement composée, le premier procès relatif à des faits de terrorisme d’ultradroite, selon une information rapportée par la presse française.
L’un des mis en cause qui est, par ailleurs, le seul à comparaître détenu, est un gendarme adjoint, deux autres sont étudiants et un troisième est élève de l’Institut thérapeutique éducatif et pédagogique.
Dans leur projet mortifère, il prévoyaient de cibler un meeting de Jean-Luc Mélenchon, des mosquées ou encore un concert du rappeur Medine, en 2018.
Selon Radio France, le principal suspect avait pris le soin de rédiger un manifeste intitulé « tactiques et opérations de guérilla » et dans lequel il prévoyait « une opération spéciale de représailles pour venger les victimes des attentats...» survenus depuis 2015.
Il y détaillait des « techniques d’opérations pour faire un maximum de dommages en un minimum de temps », dans le but d’obtenir un bilan humain « pire que le Bataclan » avec une date fixée au 13 novembre 2018, soit 3 ans après les attentats de Paris.
Les quatre protagonistes s’étaient même rassemblés tout un week-end dans une forêt près de Tours, pour notamment s’entraîner à utiliser des armes à feu qui avaient été retrouvées lors des perquisitions menées à leurs domiciles.
Leur projet en étant resté au stade de l’élaboration, les accusés comparaissent devant la cour d’assises sous la qualification « d’association de malfaiteurs terroristes » et encourent une peine pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison et 150 000 euros d’amende.