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France : neuf CRS jugés pour des violences contre des manifestants des « gilets jaunes » en 2018

- Les audiences doivent se poursuivre jusqu’à jeudi

Şeyma Erkul Dayanç  | 09.02.2026 - Mıse À Jour : 09.02.2026
France : neuf CRS jugés pour des violences contre des manifestants des « gilets jaunes » en 2018

Istanbul

AA / Istanbul / Seyma Erkul Dayanc

Neuf membres des Compagnies républicaines de sécurité (CRS) sont jugés à partir de lundi par le tribunal correctionnel de Paris pour des violences commises dans un restaurant Burger King lors d’une manifestation du mouvement des « gilets jaunes » en 2018, selon ICI, le média public français.

Les audiences doivent se poursuivre jusqu’à jeudi.

Âgés de 30 à 52 ans, les policiers comparaissent pour violences volontaires avec plusieurs circonstances aggravantes et encourent, pour certains, jusqu’à sept ans de prison et 100 000 euros d’amende.

Les faits se sont déroulés le 1er décembre 2018, lors de l’acte III du mouvement des « gilets jaunes ». Des manifestants s’étaient réfugiés dans un restaurant Burger King situé avenue de Wagram, dans le 17e arrondissement de Paris. Les CRS, appartenant à la compagnie CRS 43 basée à Chalon-sur-Saône, sont accusés d’avoir frappé plusieurs personnes à coups de matraque ou de pied.

Dans une ordonnance signée en février 2025, la magistrate instructrice a décrit cette journée comme l’une des plus difficiles en matière de maintien de l’ordre lors des manifestations des « gilets jaunes ».

Elle a évoqué un contexte marqué par d’importantes dégradations à l’Arc de Triomphe, l’éborgnement d’un manifestant à Paris et l’incendie de la préfecture du Puy-en-Velay.

Selon l’enquête, les manifestants présents dans le restaurant n’avaient pas commis de violences ni de dégradations, mais cherchaient de l’air et de l’eau pour se protéger des gaz lacrymogènes.

Une partie d’entre eux avait levé les mains à l’arrivée des CRS, qui auraient exercé des violences « avec armes et boucliers et sans sommations », d’après l’ordonnance.

Les autorités hiérarchiques ont reconnu durant l’enquête que l’intervention n’était pas légitime, a rapporté ICI.

Cinq victimes se sont constituées parties civiles dans la procédure ouverte en mai 2019, tandis que d’autres n’ont pas été identifiées.

L’avocat Arié Alimi a indiqué que les manifestants qu’il défend « sont soulagés et attendent avec impatience le procès », regrettant toutefois que les donneurs d’ordre n’aient pas été poursuivis.

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