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France : multiplication de rassemblements d’ultradroite après la mort de Quentin Deranque

- Une série de rassemblements non déclarés d’ultradroite a eu lieu à Paris, Strasbourg et Nice après la mort de Quentin Deranque agressé à Lyon

Ayşe Başhoruz  | 17.02.2026 - Mıse À Jour : 17.02.2026
France : multiplication de rassemblements d’ultradroite après la mort de Quentin Deranque

Istanbul

AA / Istanbul / Ayse Bashoruz

Une cinquantaine d’individus cagoulés, effectuant des saluts nazis, se sont rassemblés dimanche soir boulevard de Ménilmontant, à Paris, selon une source policière citée par les médias français. Les participants, qui scandaient « On est chez nous, justice pour Quentin », ont pris la fuite à l’arrivée des forces de l’ordre. Aucun blessé ni interpellation n’ont été signalés.

À Strasbourg, ils étaient une vingtaine à rendre hommage au jeune militant, tandis que des rassemblements ont également été signalés à Nice. Par ailleurs, des inscriptions telles que « LFI tue » ont été taguées au domicile d’une candidate locale, et des symboles antisémites ont été découverts place de la République, selon plusieurs médias français.

Ces mobilisations interviennent après la mort de Quentin Deranque, présenté comme un « militant nationaliste », agressé à Lyon. Le procureur de la République de Lyon a indiqué qu’« au moins six personnes » auraient participé aux violences. Une enquête a été ouverte notamment pour « provocation publique à la discrimination ». Le militant et blogueur Ilan Gabet a évoqué la présence d’« une milice fasciste » et fait état d’un appel anonyme revendiquant des « ratonnades » dans le secteur de Ménilmontant, sur le réseau social américain X.

Ces démonstrations de force synchronisées restent rares mais ont déjà été observées ces dernières années lors d’affaires ayant mobilisé l’extrême droite, comme après la mort de Thomas à Crépol en 2023, selon le média français BFM TV. Des défenseurs des libertés publiques et plusieurs responsables politiques ont appelé au calme, tout comme la famille de la victime.

Les faits se sont produits en marge d’une conférence organisée à l’Institut d’études politiques de Lyon par l’eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise), devant laquelle le collectif identitaire Némésis menait une action de protestation. Selon le procureur, des individus auraient tenté d’arracher une banderole avant que la situation ne dégénère en affrontements violents, visant notamment plusieurs militantes. Une enquête criminelle pour « homicide volontaire » a été ouverte après la mort de Quentin Deranque a annoncé lundi le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran. L’enquête devra désormais déterminer les responsabilités précises et les circonstances exactes de cette agression mortelle.

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