Feiza Ben Mohamed
02 Octobre 2024•Mise à jour: 03 Octobre 2024
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
Le premier ministre français Michel Barnier, a dénoncé, mercredi face au sénat « l’escalade dangereuse des tensions » au Proche Orient.
En préambule de son discours de politique générale, le chef du gouvernement a affirmé « que la France, sous l’autorité du président de la République, restera engagée pour la paix et la sécurité de tous dans cette région ».
« Nous avons condamné avec la plus grande fermeté les nouvelles attaques de l’Iran contre Israël, et je redis aussi devant le Sénat, pour nous pour la France, la sécurité d’Israël n’est pas négociable » a-t-il poursuivi.
S’agissant de la situation à Gaza, Michel Barnier a exprimé ses pensées à « toutes les victimes civiles palestiniennes » et rappelé que « la France, avec d’autres, appelle à un cessez le feu à Gaza ».
Le locataire de Matignon s’exprimait au lendemain d’un conseil de défense et de sécurité présidé par Emmanuel Macron.
Dans un communiqué de presse publié dans la foulée, l’Elysée a indiqué que le chef de l’Etat a « exprimé la volonté de la France d’agir pour le Liban » et « demandé qu’Israël mette fin au plus vite à ses opérations militaires » jugeant « que trop de civils en sont d’ores et déjà victimes ».
Emmanuel Macron a également « condamné avec la plus grande fermeté les nouvelles attaques de l’Iran contre Israël ».
La présidence faisait savoir à ce propos que « la France a mobilisé ses moyens militaires au Moyen-Orient pour parer la menace iranienne » dans la soirée de mardi à mercredi.
Pour rappel, près de 200 missiles ont été tirés vers Israël par l’Iran, a annoncé, mardi soir, Tel Aviv. De leur côté, les Gardiens de la révolution iraniens ont indiqué dans un communiqué, avoir frappé des "cibles" en Israël avec des "dizaines" de missiles, pour venger Hassan Nasrallah - le secrétaire général du Hezbollah libanais - et Ismail Haniyeh, le chef du bureau politique du Hamas.