Fatma Bendhaou
02 Septembre 2021•Mise à jour: 02 Septembre 2021
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
Le Président français Emmanuel Macron a présenté ce jeudi, un plan d’envergure pour Marseille, avec notamment la création d’un nouvel hôtel de police et une enveloppe de 169 millions d’euros pour rénover les deux principaux hôpitaux de la ville.
Confrontée à une crise liée aux trafics de drogue et aux règlements de compte, la cité phocéenne va bénéficier de nouvelles mesures pour tenter d’endiguer le phénomène.
Le chef de l’Etat va engager 150 millions d’euros dans la construction du nouvel hôtel de police, et l'affectation de 200 nouveaux policiers d’ici 2022.
Les quartiers les plus sensibles de Marseille verront arriver un contingent de 30 éducateurs et 30 médiateurs pour assister les habitants.
Emmanuel Macron explique vouloir mener « une politique de harcèlement » contre les trafics de drogue.
Il reconnaît que les pouvoirs publics ont manifestement « sous-estimé que les difficultés étaient concentrées » dans les mêmes secteurs et que « l’urgence est sécuritaire, sociale et sanitaire ».
Déplorant « une criminalité de plus en plus violente », le Président espère permettre aux habitants des quartiers Nord, de retrouver leur « tranquillité ».
« Je reviendrai en février prochain pour rendre compte de ce qui a été fait et de ce qui n'a pas été fait », a-t-il par ailleurs promis, avant d’annoncer « l'automatisation du métro, la création de 4 lignes de tramway et de 5 lignes de bus à haut niveau de service ».
S’agissant de l’éducation, le chef de l’Etat veut « l'ouverture de 10 micro-collèges et 10 micro-lycées à Marseille » et plaide pour « développer l’apprentissage » pour les jeunes.
Arrivé mercredi à Marseille, Emmanuel Macron s’était rendu au cœur de la cité Bassens, à la rencontre des habitants.
« J'ai essayé de m'en sortir, mais j'ai arrêté parce que le racisme j'en ai par-dessus la casquette », lui avait alors lancé un jeune présent.
Une mère de famille lui a également expliqué, sous l’œil des caméras, que le secteur est confronté à « un gros problème déjà concernant l'éducation » et que « les écoles manquent de professeurs, avec des professeurs pas remplacés, un manque d'infrastructures, pas de chauffage en hiver et (…) beaucoup de décrochage scolaire ».
Elle demandait à ce que les jeunes soient « plus accompagnés » et s’interrogeait sur les éventuelles « solutions » que pourrait proposer Emmanuel Macron.