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France : Macron confirme que la France a neutralisé des drones iraniens

- Le ministre des Affaires étrangères confirme que des Rafale basés à Abou Dhabi ont conduit des opérations de sécurisation du ciel au-dessus des Émirats

Mariem Njeh  | 04.03.2026 - Mıse À Jour : 04.03.2026
France : Macron confirme que la France a neutralisé des drones iraniens

Istanbul

AA / Istanbul / Mariem Njeh

Macron a confirmé que la France a abattu des drones en légitime défense, tandis que Barrot a précisé que des Rafale basés à Abou Dhabi ont conduit des opérations de sécurisation du ciel au-dessus des Émirats.

Dans une allocution télévisée, le président français a déclaré mardi « Nous avons réagi immédiatement et avons abattu en légitime défense des drones dès les 1ères heures du conflit pour défendre l'espace aérien de nos alliés », , sans préciser le pays concerné.

Macron a également annoncé l'envoi de moyens de défense antiaérienne supplémentaires et d'une frégate française, le Languedoc, qui devait arriver au large de l'Administration grecque de Chypre du Sud dès mardi soir. Il a précisé coordonner cet effort en Méditerranée orientale avec ses partenaires européens, « en premier lieu » la Grèce.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a indiqué mardi, lors d'un entretien à RMC et BFM TV, que des Rafale français basés à Abou Dhabi ont « conduit leurs opérations de sécurisation du ciel au-dessus de nos bases, et donc des Émirats », ajoutant que « ses Rafale et leurs pilotes sont mobilisés pour assurer la sécurité de notre emprise », sans confirmer explicitement leur intervention contre des drones.

Il a également révélé qu'un hangar d'une base française aux Émirats arabes unis a été touché par un drone, précisant toutefois que les dégâts étaient « extrêmement limités et uniquement matériels » et qu'il était impossible d'affirmer avec certitude que la France était explicitement ciblée.

Interrogé sur le porte-avions Charles de Gaulle, Barrot a indiqué qu'à sa connaissance, le bâtiment se trouvait toujours « dans le nord de l'Europe » vendredi dernier, se refusant à confirmer s'il avait depuis quitté la mer Baltique. « Rien n'est exclu », a-t-il ajouté concernant d'éventuels déploiements supplémentaires.

Dissuasion nucléaire : une étape historique

Barrot a qualifié le discours prononcé la veille par le président Emmanuel Macron sur la dissuasion nucléaire française de « discours historique ». Il a annoncé deux évolutions majeures : le relèvement de l'arsenal français, avec une augmentation du nombre de têtes nucléaires, et la création de nouvelles coopérations avec les partenaires européens, dans le cadre d'une « dissuasion avancée » leur permettant de participer à des exercices, de s'associer à des manœuvres de signalement et d'accueillir sur leur sol des déploiements de circonstance.

Barrot a toutefois tenu à préciser que la dissuasion nucléaire française resterait « indépendante et française de bout en bout », la décision d'emploi de l'arme nucléaire demeurant « exclusivement » celle du président de la République. Il a également confirmé que la dissuasion restera « intégralement financée par la France ».

Sur le volet conventionnel, Barrot a évoqué des projets de coopération européens portant sur les systèmes d'alerte, la défense antiaérienne et les « frappes dans la profondeur », destinées à gérer une escalade militaire « sous le seuil nucléaire ».

Concernant les alliés du Golfe, Qatar, Koweït et Émirats arabes unis, Barrot a assuré que la France « ne se dérobera pas » si ces pays demandent son aide, précisant que des échanges sont en cours « par les canaux diplomatiques et militaires » sur le renforcement de leur défense. « Notre responsabilité de partenaire de confiance, c'est de ne pas nous mettre la tête dans le sable », a-t-il déclaré.

Israël et les États-Unis ont lancé une attaque militaire contre l'Iran le 28 février, alors que des négociations étaient en cours entre Téhéran et Washington.

L'Iran a riposté en frappant des cibles en Israël ainsi que dans plusieurs pays de la région abritant des bases américaines.

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, ainsi que de nombreux hauts responsables ont été tués lors des frappes américano-israéliennes.

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