Fatma Bendhaou
01 Septembre 2021•Mise à jour: 01 Septembre 2021
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
Le Président français Emmanuel Macron, qui est arrivé à Marseille ce mercredi, est allé à la rencontre des habitants des quartiers Nord, où il a été interpellé sur les difficultés qui gangrènent le secteur.
La venue du chef de l’Etat dans la cité phocéenne intervient sur fond d’exaspération des habitants confrontés aux trafics de drogue aux pieds de leurs immeubles.
Alors que 15 règlements de comptes ont été enregistrés à Marseille depuis le début de l’année, Emmanuel Macron a été confronté à la détresse des habitants qui lui ont exposé leurs difficultés.
« J'ai essayé de m'en sortir, mais j'ai arrêté parce que le racisme j'en ai par-dessus la casquette », lui a lancé un jeune de la cité Bassens, dans le XVème arrondissement.
Une mère de famille lui a expliqué, sous l’œil des caméras, que le secteur est confronté à « un gros problème déjà concernant l'éducation » et que « les écoles manquent de professeurs, avec des professeurs pas remplacés, un manque d'infrastructures, pas de chauffage en hiver et (…) beaucoup de décrochage scolaire ».
Elle demande à ce que les jeunes soient « plus accompagnés » et s’interroge sur les éventuelles « solutions » que pourrait proposer par Emmanuel Macron.
« Il y a des choses qui avancent et il y a des quartiers où la situation reste très dure (...) On ne fera pas les choses en un jour, mais on veut avoir les acteurs locaux avec nous », a-t-il pour sa part déclaré avant de préciser qu’il « suffit d'avoir des règles claires ».
La détresse des jeunes des quartiers populaires de la ville, a également été décrite par un éducateur.
« On a une école abandonnée, il y a rien pour nous » a-t-il lancé au Président en demandant « un suivi » et une traçabilité des fonds qui seront déployés par l’Etat pour améliorer le quotidien des citoyens.
Face aux journalistes présents, Emmanuel Macron a plaidé pour « plus de moyens et d’éducateurs » avec « du logement, de la considération et de l’emploi ».
« Beaucoup de choses qu'on va lancer n'auront pas de résultats concrets avant la fin de ce mandat, mais ma responsabilité est d'essayer de rattraper le temps perdu avec le Coronavirus » a-t-il assuré.