France : l'État ne prévoit pas d'augmentation des salaires malgré les manifestations contre l'austérité
- "Dans le contexte actuel, on ne pourra pas avoir une augmentation générale des rémunérations”, a estimé le ministre français chargé de la Fonction publique, qui annonce par ailleurs une réduction de 3 000 emplois publics au niveau de l'État
Istanbul
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Le ministre français chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, David Amiel, a annoncé ce dimanche qu’une augmentation générale des salaires pour les agents publics n’était pas envisagée pour l’année à venir.
Invité sur France info et répondant à l’appel à la grève de la fonction publique mardi 2 décembre pour une hausse des salaires, David Amiel reconnu les contraintes budgétaires et indiqué qu’une augmentation générale des salaires en 2025 n’était pas envisageable.
"Dans le contexte actuel, on ne pourra pas avoir une augmentation générale des rémunérations”, a-t-il estimé, alors que des manifestations revendiquant une hausse des salaires qui sont jugés bas doivent se dérouleront sous l’égide des syndicats de la fonction publique le mardi 2 décembre.
"Le projet de budget prévoit une réduction [nette] de 3 000 emplois publics au niveau de l'État", a par ailleurs affirmé le ministre, de quoi aggraver les tensions avec les syndicats.
La France traverse une profonde instabilité institutionnelle et politique dont résulte une crise budgétaire depuis quelques mois, le gouvernement peinant à trouver un compris permettant de doter la France d’un budget pour l’exercice 2026.
