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France : LFI dénonce une vague d'attaques après le décès d'un militant à Lyon, Macron appelle au calme

- Selon les déclarations de plusieurs cadres du mouvement des locaux ont été dégradés ou attaqués à Paris, Lille, Rouen, Metz, Castres, Bordeaux, Montpellier et Toulouse

Mariem Njeh  | 14.02.2026 - Mıse À Jour : 15.02.2026
France : LFI dénonce une vague d'attaques après le décès d'un militant à Lyon, Macron appelle au calme

Istanbul

AA / Istanbul / Mariem Njeh

Les dirigeants de La France insoumise (LFI) ont dénoncé samedi une série d'attaques ayant visé leurs permanences parlementaires et leur siège national au cours de la nuit.

Le mouvement pointe du doigt des « milices d'extrême droite » et dénonce parallèlement un « appel au meurtre » publié sur les réseaux sociaux par un collaborateur d'un député du Rassemblement national (RN).

Selon les déclarations de plusieurs cadres du mouvement, dont le coordinateur national Manuel Bompard et la présidente du groupe à l’Assemblée nationale Mathilde Panot, des locaux ont été dégradés ou attaqués à Paris, Lille, Rouen, Metz, Castres, Bordeaux, Montpellier et Toulouse.

Le député Paul Vannier (Val-d’Oise) a précisé que ces actions ont visé le siège de La France Insoumise ainsi que des locaux de campagne de candidats aux élections municipales. Il a attribué ces actes à des « milices d’extrême droite ».

« Des groupuscules fascistes attaquent nos permanences parlementaires et locaux de la France Insoumise » depuis vendredi soir, a affirmé Mathilde Panot sur le réseau social X. Manuel Bompard a précisé que ces actions auraient été « revendiquées par des groupuscules fascistes sur Instagram », appelant les autorités à prendre des mesures pour « mettre hors d'état de nuire ces groupuscules violents ».

À Lille, le député Aurélien Le Coq a annoncé le dépôt d'une plainte après l'attaque de sa permanence, évoquant des « milices » cherchant à faire basculer le pays « dans la violence et dans la guerre civile ».

Parallèlement à ces dégradations, des députés LFI ont dénoncé samedi les propos de Maxime Giralt, collaborateur de Jérôme Buisson, député RN de l'Ain. Ce dernier a publié sur son compte X une photographie de quatre femmes, Assa Traoré, Sophie de la Rochefoucauld, ainsi que les élues LFI Sophia Chikirou et Rima Hassan, accompagnée de la légende : « J'ai fait un rêve, quatre décès et un peuple rempli de joie ».

Le message, qualifié d'« appel au meurtre » par le député LFI Antoine Léaumont et par Mathilde Panot, a été supprimé peu avant que l'auteur ne ferme son compte sur la plateforme. « Leurs auteurs décomplexés doivent être punis », a souligné Panot.

- L'appel de l'Élysée

Le président de la République, Emmanuel Macron, a réagi samedi sur le réseau social X américain : « À Lyon, Quentin a été victime d’un déferlement de violence inouï. Il a perdu la vie à 23 ans seulement. À sa famille et à ses proches, j’adresse mes pensées et le soutien de la Nation ».

Le chef de l'État a souligné qu'« aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l’on tue », demandant que les auteurs de cette « ignominie » soient condamnés. « J’appelle au calme, à la retenue et au respect », a-t-il conclu.

- Contexte de tensions après le drame de Lyon

Ces incidents interviennent dans un climat de tension après l'agression d'un militant de 23 ans, survenue le jeudi 12 février à Lyon en marge d’une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon.

La victime, proche du collectif d'extrême droite Némésis, a été grièvement blessée par une dizaine d'individus. Une enquête pour violences aggravées a été ouverte par le parquet de Lyon.

Mathilde Panot a accusé l'extrême droite d'« instrumentaliser cyniquement » ce drame pour « attiser la haine ». De son côté, Rima Hassan avait fermement condamné l'agression dès le lendemain, assurant que son service d'ordre n'était pas impliqué et soulignant que « personne ne doit perdre sa vie pour ses idées ».

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