Bilal Müftüoğlu
11 Avril 2016•Mise à jour: 11 Avril 2016
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Le gouvernement français a annoncé lundi une série de mesures favorisant l'insertion des jeunes au marché du travail, après la vague de manifestions populaires contre le projet de loi Travail.
Les mesures annoncées par le Premier ministre français Manuel Valls après sa rencontre avec les organisations d'étudiants et de lycéens à Matignon, devraient coûter entre 400 et 500 millions d'euros par an. Le plan aidera, selon le gouvernement français, les jeunes dans leur démarche pour décrocher un premier emploi, tout en améliorant leur accès au logement et à la santé.
Parmi les mesures de l'exécutif, figure notamment la surtaxe des embauches sous contrat à durée déterminée (CDD) pour favoriser les contrats à durée indéterminée (CDI) et lutter contre la précarité. L'Etat français débloquera par ailleurs 80 millions d'euros pour relever les minima salariaux des jeunes de 16 à 20 ans, pour améliorer le salaire des apprentis, dont les conditions de travail risquent de devenir plus précaires par la réforme de la ministre du Travail Myriam El Khomri.
L'exécutif prévoit également des mesures pour soutenir financièrement les jeunes au cours de leur scolarité et lors du processus de recherche d'emploi. Un total de 25 000 bourses de 1000 euros par an sera créé pour les étudiants qui bénéficiaient jusqu'ici de l'exonération des frais de scolarité.
Pour ce qui est de l'accès au logement, le groupe Action logement, collectif d'entreprises, sera chargé d'une mesure de 100 millions d'euros accordant aux jeunes une garantie locative jusqu'à 30 ans.
"Le sujet n'est pas d'éteindre une contestation, mais de répondre à des inquiétudes profondes qui se sont exprimées", a souligné Valls, détaillant les mesures qui surviennent après une série de manifestations par les jeunes contre la loi Travail. La dernière manifestation contre le projet rassemblant samedi le 9 avril près de 110 000 jeunes et salariés selon les syndicats à Paris, avait été interrompue par les forces de l'ordre qui avaient recouru au gaz lacrymogène.