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France : la perspective d’une primaire pour 2027 suscite des fractures internes au Parti socialiste

- Alors qu’Olivier Faure, Premier secrétaire du parti est favorable au lancement d'une primaire qui doit désigner un candidat issu du PS, des Ecologistes et des anciens insoumis, Boris Vallaud l'estime « insuffisant »

Ben Amed Azize Zougmore  | 07.02.2026 - Mıse À Jour : 07.02.2026
France : la perspective d’une primaire pour 2027 suscite des fractures internes au Parti socialiste

Istanbul

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

La perspective d’une primaire à gauche en vue de l’élection présidentielle de 2027 met en évidence des fractures croissantes au sein du Parti socialiste (PS), où les divergences stratégiques s’expriment désormais ouvertement.

Le chef des députés socialistes à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud, a pris ses distances avec le projet de primaire tel qu’il est actuellement envisagé. « La primaire, telle qu’elle se dessine, n’est pas suffisante », a-t-il déclaré dans un entretien accordé au magazine d'actualité français Nouvel Obs, marquant ainsi un désaccord avec la ligne défendue par le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, favorable à une telle consultation.

Cette divergence illustre les tensions internes sur la méthode à adopter pour 2027. Alors qu’Olivier Faure a participé fin janvier au lancement d’une primaire réunissant des responsables du PS, des Ecologistes et d’anciens membres de La France insoumise comme Clémentine Autain et François Ruffin, Boris Vallaud plaide pour « un autre chemin ».

Le président du groupe socialiste appelle à la « construction d’une coalition la plus large qui soit, unie autour d’un projet de gauche à vocation majoritaire », tout en posant un préalable : la désignation d’un candidat propre au Parti socialiste. « Je ne laisserai personne priver les militants d’un choix qui leur revient », a-t-il affirmé, soulignant que le candidat socialiste devrait ensuite s’inscrire dans une coalition plus large.

Ces positions contrastées alimentent les interrogations sur la capacité du PS à afficher une ligne unifiée. Le député socialiste Jérôme Guedj a, de son côté, annoncé sa candidature à la primaire, une démarche jugée « légitime » par Boris Vallaud, mais qui ajoute un élément supplémentaire au débat interne.

Si Boris Vallaud n’a pas indiqué s’il envisageait lui-même une candidature, il a insisté sur la nécessité de recentrer le débat sur « le fond et les idées », estimant que « la gauche est orpheline d’une idée forte ». Il a également appelé à éviter, dans la gauche « non mélenchoniste », de « rejouer les gauches irréconciliables ».

À mesure que se profile l’échéance de 2027, la question de la primaire apparaît ainsi comme un facteur de clarification stratégique mais aussi de crispation au sein du Parti socialiste

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