Monde

France : la justice valide l’interdiction des signes religieux dans un conseil municipal à Chalon-sur-Saône

- Le tribunal administratif de Dijon a rejeté le recours de deux élus LFI contre un arrêté municipal interdisant les signes religieux « ostensibles »

Ayşe Başhoruz  | 18.03.2026 - Mıse À Jour : 18.03.2026
France : la justice valide l’interdiction des signes religieux dans un conseil municipal à Chalon-sur-Saône

Istanbul

AA / Istanbul

Le tribunal administratif de Dijon a rejeté, mercredi 18 mars, le recours de deux élus de La France insoumise (LFI) contestant l’interdiction du port de signes religieux « ostensibles » lors des conseils municipaux de Chalon-sur-Saône, selon une décision de justice rendue publique le même jour. Les requérants, Damien Saley et Sabrina Sari, estimaient être « directement visés » par cet arrêté pris le 14 janvier par le maire Gilles Platret, selon le média français Franceinfo.

Dans sa décision, le juge des référés a considéré que « la liberté de conscience d’un membre élu d’un conseil municipal doit être conciliée avec le principe de laïcité qu’il est tenu de respecter ». Il a également estimé que l’interdiction ne constitue pas « une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de conscience », validant ainsi la légalité de la mesure.

L’arrêté municipal, inspiré d’une version de 2018 du règlement de l’Assemblée nationale, interdit le port de tout signe religieux « ostensible » au sein du conseil municipal. Selon l’avocate du maire, Me Julie Callot, citée lors de l’audience, cette disposition « ne vise pas une religion déterminée » et s’applique « aussi bien à une grande croix qu’à une kippa », relevant du principe selon lequel « la laïcité s’impose à tout élu », d’après le média français.

Les deux élus LFI, dont Sabrina Sari, portant un foulard, avaient saisi la justice en référé, estimant que cette mesure portait atteinte à « la liberté de croire », selon leur avocate Me Marion Ogier. Ils siègent dans l’opposition municipale après les élections remportées par Gilles Platret avec 61,5 % des voix dès le premier tour.

À ce stade, les requérants n’ont pas précisé s’ils entendaient faire appel de la décision, laissant ouverte la possibilité d’une poursuite de la procédure devant une juridiction supérieure.

Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.
A Lire Aussi
Bu haberi paylaşın