Nadia Chahed
20 Janvier 2021•Mise à jour: 20 Janvier 2021
AA/Tunis
La justice française a rejeté, mardi, la demande de remise en liberté de l’ancien député et ministre congolais, Roger Lumbala, arrêté à Paris le 29 décembre 2020, et mis en examen pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de crimes contre l’humanité » et « complicité de crimes contre l’humanité » pour des exactions commises par le groupe qu’il dirigeait dans l’est du pays lors de la deuxième guerre du Congo, ont rapporté des médias français.
Pour sa première comparution devant la justice française, Roger Lumbala a nié son implication dans les faits reprochés. Il a assuré qu’il n’y avait aucune raison de le garder en détention, précise Radio France Internationale (RFI).
Sur le fond, Roger Lumbala affirme qu’il n’exerçait à l’époque aucun « contrôle effectif » sur les miliciens du RCD-National, le groupe qu’il dirigeait selon le rapport Mapping de l’ONU, rapporte le même média.
Allié à l’ALC de Jean-Pierre Bemba, le RCD-N a participé, selon les experts, à des atrocités entre juillet 2002 et janvier 2003 en Ituri et dans le Haut-Uélé, notamment des meurtres, des viols, des tortures, des mutilations, et même de possibles actes de cannibalisme, souligne le média français.