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France / Jérusalem : Barrot appelle à une désescalade Israël-Liban et annonce 17 millions d’euros d’aide humanitaire

- Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a plaidé depuis Jérusalem pour une désescalade régionale et une réponse politique au conflit, tout en confirmant un doublement de l’aide française au Liban de 17 millions d’euros

Ayşe Başhoruz  | 20.03.2026 - Mıse À Jour : 20.03.2026
France / Jérusalem : Barrot appelle à une désescalade Israël-Liban et annonce 17 millions d’euros d’aide humanitaire

Istanbul

AA / Istanbul

À Jérusalem, le chef de la diplomatie française a déclaré, vendredi 20 mars, que « la France, aux côtés des populations civiles », évoquant une situation marquée par « près de mille morts et un million de déplacés ».

Il a affirmé qu’Israël « a évidemment le droit de se défendre » face aux attaques, tout en insistant sur le respect du droit international humanitaire.

En déplacement entre Beyrouth et Jérusalem, où il a rencontré notamment le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Sa'ar, il a dénoncé « la décision inadmissible et irresponsable du Hezbollah » de participer aux offensives liées à l’Iran. À Beyrouth, il s’était entretenu avec les principales autorités libanaises, dont le président Joseph Aoun.

Par ailleurs, Paris a annoncé un renforcement de son aide humanitaire avec une contribution portée à « 17 millions d’euros », après l’envoi de « 60 tonnes » de matériel médical et logistique.

Le ministre français a également salué les décisions « courageuses et inédites » des autorités libanaises visant à déclarer « illégales les actions armées du Hezbollah » et à exiger son désarmement.

Sur le plan opérationnel, la France souligne les conséquences directes pour les civils. Il a également alerté sur « les menaces qui pèsent sur l’économie mondiale », évoquant notamment les initiatives françaises visant à « rétablir la liberté de circulation maritime dans le détroit d’Ormuz ».

Sur le plan diplomatique, Paris met en avant une réponse politique, estimant qu’« une solution […] ne peut être exclusivement militaire » et appelant à saisir « une opportunité historique » de discussions directes entre Israël et le Liban.

Le ministre a déclaré avoir « réitéré à [ses] interlocuteurs israéliens nos réserves quant à la perspective d’une opération terrestre d’une ampleur et d’une durée significatives, aux conséquences humanitaires lourdes et aux effets stratégiques incertains », tout en soulignant la nécessité de discussions, en lien avec les États-Unis, en vue d’une solution durable intégrant la souveraineté libanaise et la fin de l’état de guerre. Il a également mentionné un moratoire proposé par la France sur les frappes visant les infrastructures civiles.

Depuis qu'Israël et les États-Unis ont lancé des attaques conjointes contre l’Iran le 28 février, ayant fait jusqu’à présent quelque 1 300 victimes, y compris l’ancien guide suprême Ali Khamenei, les hostilités se sont intensifiées. L’Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, la Jordanie, l’Irak et des pays du Golfe hébergeant des installations militaires américaines. Le Liban est également confronté à une intensification des violences liées à ce conflit.

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