Ben Amed Azize Zougmore
09 Janvier 2026•Mise à jour: 09 Janvier 2026
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Les services d’urgences des hôpitaux français traversent actuellement une période de forte pression, entre épidémies hivernales, intempéries et grève des médecins libéraux, a alerté ce jeudi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.
« Ce soir, j’étais à l’hôpital Saint-Antoine pour échanger avec des équipes pleinement mobilisées », a écrit la ministre sur la plateforme sociale X, rappelant que la période hivernale et la grève « exercent une forte pression sur le système de soins ». Le SAMU a enregistré une augmentation de 24 % des appels cette semaine par rapport à la semaine du 8 décembre, en lien avec les épidémies et les conditions climatiques.
Selon l’Assurance-maladie, l’activité des médecins généralistes a chuté de 19 % mardi, celle des spécialistes de 12 %, illustrant l’impact de la grève des médecins libéraux qui a commencé lundi. À l’hôpital Saint-Antoine, le service des urgences a connu un pic de fréquentation de 40 % mardi, absorbé grâce à la mobilisation du personnel. Entre mardi minuit et mercredi minuit, 240 passages ont été comptabilisés, contre 180 habituellement.
Pour faire face à cette affluence, plusieurs hôpitaux ont déclenché des plans blancs, permettant notamment de rappeler des soignants en repos et de déprogrammer les soins non urgents. Le CHU de Toulouse a ainsi annoncé vouloir « anticiper et gérer » le report d’activité lié à la grève des praticiens des cliniques.
« Ma porte reste ouverte, nous avons de nombreux défis à relever ensemble », a ajouté Stéphanie Rist, soulignant que ces dispositifs visent à garantir la continuité des soins et à accompagner les établissements.
Selon plusieurs urgentistes, le flux de patients observé constitue un « jamais-vu depuis la pandémie de Covid-19 », mettant en lumière la fragilité persistante du système hospitalier face à des crises simultanées.