Fawzia Azzouz
05 Décembre 2019•Mise à jour: 06 Décembre 2019
A/France/Fawzia Azzouz
Le premier ministre français Édouard Philippe s’est rendu jeudi après-midi à la cellule de crise du ministère des Transports où il a déclaré au cours d’un point presse que « l’impact sur les trafics est conforme » aux prévisions du gouvernement.
Seuls 10% des trains de la SNCF circulent ce jeudi en raison d’un très fort mouvement de grève.
Le mouvement social, qui sera reconduit vendredi dans un très grand nombre de secteurs dont les transports parisiens, connaît un très fort engouement.
Pas moins de 245 manifestations ont été déclarées ce jeudi pour protester contre la réforme des retraites qui vise à supprimer les régimes spéciaux au profit d’un régime universel unique.
« Il n'y a pas d'impact majeur dans l'alimentation en énergie, même si la grève est très suivie chez EDF » a souligné le chef du gouvernement.
Il a en outre salué le fait que « les manifestations se sont bien passées dans un très grand nombre de villes » au moment même où plusieurs centaines de black blocks se livrent à des violences au cœur de la capitale française.
La préfecture de police de Paris faisait état lors du dernier bilan publié sur ses réseaux sociaux à 15 heures 30 (heure locale), de 71 interpellations et 9350 contrôles préventifs.
Selon BFMTV, au même moment, 41 individus avaient été placés en garde à vue.
Sur son compte Twitter, le député d’extrême gauche Jean-Luc Melenchon a fustigé les méthodes de maintien de l’ordre utilisées par le préfet de police de Paris.
Paris « seule ville de France à violences et gazages de masse » a écrit le leader de la France Insoumise.
La CGT, citée par BFMTV revendique 250 mille manifestants dans la capitale à 17 heures.