Lassaad Ben Ahmed
18 Novembre 2018•Mise à jour: 19 Novembre 2018
AA / France / Fawzia Azzouz
Les échauffourées qui ont eu lieu en marge de la mobilisation sociale, samedi en France, ont conduit à l’interpellation de 282 personnes, dont 157 ont été placés en garde à vue, a fait savoir le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.
Castaner s’exprimait dimanche sur les ondes de la radio RTL qui l’a interrogé sur les manifestations des « gilets jaunes », samedi sur toute la France.
A cette occasion, le ministre français de l’Intérieur a donné un nouveau bilan des blessés, qui est passé à 409 (contre 47 initialement), dont 14 dans un état critique.
Castaner a confirmé, par ailleurs, le décès d’une femme en Savoie (est) après avoir été percutée par une automobiliste.
Côté forces d’ordre, « 28 policiers, gendarmes, motards, pompiers ont également été blessés et pour certains de façon grave », a précisé le ministre.
Il a souligné que le bilan est encore provisoire puisque la mobilisation des « gilets jaunes » se poursuit, dimanche, dans « 150 sites » aux quatre coins de la France.
Christophe Castaner a notamment fait savoir que des manifestations ont continué dans la nuit de samedi à dimanche « sur 87 lieux différents », mobilisant « 3500 personnes ».
« Cette nuit a été agitée. (...) Il y a eu des agressions, des bagarres, des coups de couteau », a affirmé le ministre de l’Intérieur avant de préciser « il y a aussi eu des bagarres entre "gilets jaunes". Il y a eu beaucoup d'alcool dans certains endroits, et ça a provoqué ces comportements idiots qui peuvent pousser à la violence, et là ça devient inacceptable ».
S’il a reconnu « le droit de manifester », Christophe Castaner ne « souhaite pas qu'il y ait d'autres incidents aujourd'hui (dimanche) ».
La journée de samedi a été marquée par le mouvement des « gilets jaunes » qui s’est constitué de manière spontanée sur les réseaux sociaux en protestation contre l’augmentation des prix du carburant.
Plus de 287 mille personnes ont participé à ce mouvement de protestation selon les estimations du ministre de l’Intérieur.
Depuis plusieurs jours, les révoltes s’organisent en réaction à la politique d’Emmanuel Macron et sa volonté de laisser les prix du carburant augmenter.
Très rapidement, le mouvement a été rejoint par de nombreuses personnalités politiques issues de partis de droite comme de gauche à l’image de La France Insoumise (LFI) ou encore de Debout La France (DLF).