Nadia Chahed
08 Décembre 2018•Mise à jour: 08 Décembre 2018
AA/France/Fawzia Azzouz
De vives « violences » ont été enregistrées samedi en fin d'après-midi, en marge des manifestations organisées par les "Gilets jaunes" à Paris, a annoncé le ministère de l'Intérieur.
Des images montrant des voitures en feu et des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, ont été publiée sur le compte twitter du ministère.
Faisant état de "violences en cours à Paris", le ministère de l'Intérieur a assuré que "le dispositif de sécurité mobile mis en place permet de contrer ces actes en repoussant et en interpellant les casseurs.".
"Les forces de l'ordre et de secours interviennent systématiquement pour limiter les dégradations et empêcher la formation de barrages", a ajouté le ministère, appelant les citoyens "faciliter la progression des véhicules" et ceux qui sont à proximité des rassemblements, à être "particulièrement prudents".
Selon les chiffres de la préfecture de police de Paris citée par la chaîne CNews, une cinquantaine de personnes ont été blessées dont 3 parmi les forces de l’ordre en urgence relative.
Le journal Le Parisien a fait savoir que deux de ses photos-journalistes sur place ont été blessés par des tirs de flashball.
La préfecture de police de paris fait état de 651 interpellations dont 536 gardes à vue dans la capitale.
Au niveau national, le ministère de l’Intérieur a annoncé 1000 interpellation et 720 gardes à vue sur tout le territoire.
"L’acte" 4 de la mobilisation populaire des gilets jaunes, organisée samedi 8 décembre dans toute la France, donne lieu depuis le milieu de l’après-midi à de vives violences à Paris alors que la situation semblait jusque là maîtrisée.
Selon la préfecture de police de Paris, ce sont 8000 manifestants qui étaient présents à Paris pour protester contre la politique de Macron.
Des magasins ont été pillés, selon la chaîne d’informations BFMTV.
Le président Emmanuel Macron devra s'exprimer en "début de semaine prochaine", avait annoncé vendredi le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand.
Le mouvement des "gilets jaunes", lancé depuis la mi-novembre sur les réseaux sociaux pour protester contre la hausse des prix des carburants, a rapidement évolué et les revendications se sont étendues au pouvoir d’achat et aux salaires.
De grandes marches ont été organisées à Paris les samedis 17 et 24 novembre ainsi que le 1er décembre. Ces marches ont été émaillées de vives violences, touchant des commerces, des monuments historiques, des véhicules et des immeubles.
Quatre personnes ont perdu la vie en marge de ces protestations et des centaines d’autres ont été blessées.