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France-Football : Lucas Hernandez et son épouse visés par une plainte pour traite d’êtres humains

- Une enquête judiciaire a été ouverte après la plainte d’une famille colombienne accusant l’international français Lucas Hernandez et son épouse Victoria Triay de traite d’êtres humains et de travail dissimulé. Le couple conteste les faits

Serap Doğansoy  | 22.01.2026 - Mıse À Jour : 22.01.2026
France-Football : Lucas Hernandez et son épouse visés par une plainte pour traite d’êtres humains

Istanbul

AA / Istanbul / Serap Dogansoy

Le défenseur du Paris Saint-Germain et son épouse, Victoria Triay, font l’objet d’une enquête ouverte par le parquet de Versailles après la plainte déposée par une famille colombienne, a confirmé mercredi le ministère public. Les plaignants, un père, une mère et leurs trois enfants, affirment avoir été employés pendant près d’un an par le couple sans cadre légal. L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de Saint-Germain-en-Laye.

Selon les éléments recueillis par la presse française, la plainte fait suite à des informations révélées par Paris Match. La famille affirme avoir occupé plusieurs fonctions, ménage, cuisine, garde d’enfants, sécurité et gardiennage, entre septembre 2024 et novembre 2025, sans contrat de travail initial, sans fiches de paie et avec des salaires versés en espèces.

D’après le récit des plaignants, la première salariée aurait rejoint le couple après une rencontre en Colombie en juin 2024, avant de venir en France en septembre de la même année. Elle affirme être arrivée en situation irrégulière, sur la base de promesses de régularisation. Par la suite, d’autres membres de sa famille auraient rejoint le foyer.

La famille colombienne soutient avoir travaillé de longues heures, parfois sept jours sur sept, sans jours de repos ni congés. Les hommes indiquent avoir été employés comme agents de sécurité et de gardiennage, tandis que les femmes auraient assuré des tâches domestiques et de garde d’enfants. Les plaignants affirment également avoir été contraints de porter des armes lors de missions de protection du domicile.

Leur avocate, Lola Dubois, estime que ces conditions de travail, combinées à la situation administrative et économique de la famille, « s’apparentent à une forme d’esclavage moderne ». Elle précise que des contrats de travail auraient été établis un an après le début des fonctions, mais considère qu’ils visaient à donner l’apparence d’une situation régulière.

De leur côté, Lucas Hernandez et Victoria Triay contestent l’ensemble des accusations. Dans un communiqué publié sur leur réseau social américain X, ils affirment avoir été « manipulés » et assurent n’avoir « jamais agi avec une intention malveillante ni dans le mépris de la loi ». Ils déclarent avoir aidé et soutenu les membres de cette famille, qu’ils disent avoir crus lorsqu’ils affirmaient être en cours de régularisation de leur situation. Le couple évoque une « confiance trahie » et une épreuve « profondément douloureuse ».

Dans ce même communiqué, Lucas Hernandez et son épouse indiquent que l’affaire est désormais entre les mains de la justice et appellent « à la décence, à la retenue et au respect », précisant qu’ils ne souhaitent pas alimenter les spéculations sur les réseaux sociaux.​​​​​​​

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