Esma Ben Said
04 Mai 2018•Mise à jour: 04 Mai 2018
AA/France/Fawzia Azzouz
Des cheminots ont envahi vendredi après-midi le siège du parti présidentiel français La République En Marche (LREM) situé dans le 2ème arrondissement de Paris en protestation contre la réforme de la Société nationale des chemins de fer (SNCF), ont révélé les médias français.
Plusieurs dizaines de cheminots sont entrés vendredi au siège de LREM à Paris en scandant des slogans tels que « cheminots en colère, on ne vas pas se laisser faire » ou encore « ça va péter », selon le site d’information le Huffington Post.
Opposés à la réforme de la SNCF, la délégation de grévistes a été repoussée vers l’extérieur du bâtiment au cours d’une opération de police, d'après la même source.
Le délégué général de LREM Christophe Castaner a réagi sur son compte Twitter en indiquant « Des cheminots de la CGT et de SUD ont forcé violemment cet après-midi l'entrée du QG d'En Marche » avant d’ajouter « Nous sommes attachés au droit de manifester et à l'expression démocratique, mais nous ne saurions tolérer aucune forme de violence. Une plainte sera déposée ».
Selon un cadre du parti cité par France Info, les manifestants ont « fracturé la porte d'entrée, ils sont restés une demi-heure dans la cour et ils ont ensuite été évacués par la police ».
Pour Fabien Villedieu, délégué Sud-Rail il s’agit d’une « action symbolique » motivée par le fait que le gouvernement « refuse de discuter avec nous, refuse de négocier, nous sommes allés au siège du parti d'Emmanuel Macron ».