Feiza Ben Mohamed
06 Juin 2023•Mise à jour: 06 Juin 2023
AA / Nice / Feïza Ben Mohamed
Ce mardi, marque « la dernière manifestation sur la question des retraites sur ce format-là » a affirmé Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT (Confédération française démocratique du travail), au cours d’une déclaration à la presse.
« On continuera de porter une contestation forte sur les retraites mais ça ne prendra pas les mêmes formes, ça paraît évident », a poursuivi le dirigeant syndical pour qui « le match est en train de se terminer ».
De son côté, la secrétaire générale de la CGT (Confédération générale du travail), Sophie Binet, estime qu’il est « probable qu'il y ait d'autres manifestations au vu de la situation sociale dans le pays ».
« Depuis le début du conflit, nous disons que la priorité n’est pas cette réforme mais de répondre aux problématiques des salariés que sont le décrochage massif des salaires par rapport à l’inflation avec un tassement salarial et un déclassement sans précédent », a-t-elle expliqué.
Les deux leaders syndicaux s’exprimaient avant le départ du cortège parisien prévu en début d’après-midi et alors que la mobilisation a déjà démarré en province et que des actions ont été menées en région parisienne.
De nombreuses manifestations se sont élancées dans la matinée notamment à Nice, Marseille, Nantes, ou encore Rennes, tandis que le siège des JO (Jeux Olympiques) Paris 2024 a été envahi par des syndicalistes.
Cette 14ème journée de mobilisation à l’appel de l’intersyndicale intervient à deux jours de l’examen, à l’Assemblée nationale, de la proposition de loi d’abrogation de la réforme des retraites.
La présidente de l’Assemblée nationale pourrait prochainement déclencher l’Article 40 de la Constitution qui permet de rejeter une proposition de loi qui « aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l’aggravation d’une charge publique ».
Pour rappel, la loi de réforme des retraites a été promulguée dans la nuit du 14 au 15 avril dernier par le président Macron malgré une contestation sociale inédite dans tout le pays.