France : Barrot évoque des soupçons « très graves » après la révélation du nom d’un diplomate dans l’affaire Epstein
- Jean-Noël Barrot a signalé à la justice des faits indiquant un diplomate français cité dans des documents judiciaires américains
Istanbul
AA / Istanbul / Seyma Erkul Dayanc
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a indiqué avoir saisi la justice après la découverte du nom d’un diplomate français cité dans les archives liées à Jeffrey Epstein.
Jean-Noël Barrot a déclaré avoir signalé à la justice française des « faits présumés » mettant en cause un diplomate, Fabrice Aidan, mentionné dans des documents révélés par la justice américaine, dans un entretien accordé à RTL, une radio privée française.
« Les faits sont d’une très grande gravité », a affirmé le ministre.
Il a indiqué qu’il ne souhaitait pas « laisser entendre que cela éclabousserait les agents du ministère des Affaires étrangères ».
« J’ai fait ce que chacun aurait fait à ma place, saisi le procureur de la République, lancé une enquête administrative pour concourir au travail de la Justice, ainsi qu’une procédure disciplinaire le concernant », a-t-il expliqué.
D’après RTL, Fabrice Aidan est cité dans des dizaines de courriels échangés avec Jeffrey Epstein, financier américain décédé en prison en 2019.
Jean-Noël Barrot a précisé qu’il est « secrétaire des affaires étrangères principal en disponibilité pour convenances personnelles et occupant des fonctions dans le secteur privé ».
Interrogé sur la situation professionnelle du diplomate, le ministre a indiqué qu’il est « en détachement », c’est-à-dire qu’il travaille en dehors du ministère des Affaires étrangères.
Fabrice Aidan occupait des fonctions au sein du groupe énergétique français Engie, qui a annoncé sa suspension.
À la question d’une éventuelle implication d’autres diplomates, Jean-Noël Barrot a déclaré : « Je ne peux pas l’exclure ».
Il a ajouté que la procédure disciplinaire décidera de l’avenir du diplomate au sein du ministère.
Le ministre a également évoqué « des soupçons très sérieux et très graves », mentionnant notamment « des soupçons de violences sexuelles, de malversations financières et de tentatives d’influence ».
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