France : Barrot appelle à sanctionner les responsables de la répression en Iran
- Barrot a indiqué que les images et témoignages en provenance d’Iran faisaient état de « milliers de morts et de blessés » ainsi que de « dizaines de milliers d’arrestations arbitraires »
Istanbul
AA / Istanbul / Wafae El Baghouani
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé qu’« il ne peut y avoir aucune impunité » pour les responsables des crimes commis contre le peuple iranien, dénonçant une répression « intolérable, insupportable et inhumaine ».
Dans une série de messages publiés sur le réseau social américain X, Barrot a indiqué que les images et témoignages en provenance d’Iran faisaient état de « milliers de morts et de blessés » ainsi que de « dizaines de milliers d’arrestations arbitraires ». Il a condamné « la violence d’État qui a frappé aveuglément le peuple iranien ».
Le chef de la diplomatie française a salué « le courage des Iraniennes et des Iraniens » et leur a exprimé « le plein soutien de la France » dans leurs aspirations à « une vie digne, prospère et à davantage de liberté ».
Face à ce qu’il a qualifié de « déchaînement inédit de violence », Barrot a souligné la nécessité de lutter contre l’impunité des auteurs de la répression et a annoncé que la France soutiendrait l’adoption de nouvelles sanctions ciblées contre les principaux responsables.
« Avec nos partenaires européens, nous prendrons demain à Bruxelles des sanctions contre les responsables de ces exactions », a-t-il déclaré, précisant que « l’accès au territoire européen leur sera interdit et leurs actifs seront gelés ».
Il a également affirmé que la France soutiendrait l’inscription du Corps des Gardiens de la Révolution islamique sur la liste européenne des organisations terroristes.
Le ministre français a enfin appelé les autorités iraniennes à « libérer les prisonniers, mettre fin aux exécutions, lever le blocus numérique » et à permettre à la mission d’établissement des faits du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies « d’enquêter sur les crimes commis en Iran ».
