France : Agnès Mazin-Bottier démise de ses fonctions après avoir privilégié la négociation avec des agriculteurs
- La directrice de la police des Landes a été accusée d’avoir désobéi à un ordre direct du préfet Gilles Clavreul alors le celui-ci a donné l’ordre de procéder à des interpellations lors d’un rassemblement d’agriculteurs
Istanbul
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
La directrice départementale de la police nationale des Landes, Agnès Mazin-Bottier, a été démise de ses fonctions après avoir été accusée d’avoir désobéi à un ordre direct du préfet Gilles Clavreul, a rapporté la chaine d’information française BMFTV.
Les faits remontent au 11 janvier, lors d’un rassemblement d’agriculteurs devant la préfecture des Landes, à Mont-de-Marsan, dans le cadre d’une mobilisation nationale contre les accords de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur.
Selon la même source, alors que des manifestants attachaient une chaîne aux grilles de la préfecture, le préfet a donné à distance l’ordre de procéder à des interpellations.
Sur place, Agnès Mazin-Bottier a toutefois estimé qu’il n’y avait ni trouble à l’ordre public ni dégradations justifiant une telle intervention et n’a pas appliqué la consigne préfectorale, selon plusieurs de ses collègues. Elle a par la suite reçu un message du préfet l’accusant de désobéissance et lui annonçant le retrait de son commandement.
Dans un communiqué publié le 22 janvier, le Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) a dénoncé une méthode « humiliante » et des instructions préfectorales jugées « à la limite de la légalité », estimant qu’elles manquaient de discernement face à une situation exceptionnelle.
Le syndicat rappelle également que le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait demandé aux préfets de privilégier le dialogue et la négociation plutôt que l’usage de la force durant la contestation agricole.
Le 26 janvier, une vidéo diffusée par le SCPN sur le réseau social X montre Agnès Mazin-Bottier ovationnée par ses collègues lors de son départ, tenant a « lui témoignent leur solidarité » . «La directrice de la police des Landes n’est pas seule », écrit le syndicat, dont le secrétaire général, Frédéric Lauze évoque une attitude « méprisante et humiliante », citant Agnès Mazin-Bottier citant.
La commissaire a dans la foulée, décidé de prendre une retraite anticipée.
Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.
