France : accusations de violences lors des élections étudiantes à Aix-en-Provence
- Un syndicat étudiant a accusé un mouvement d’extrême droite d’avoir agressé un militant de gauche à l’université d’Aix-en-Provence, en marge des élections du CROUS
Istanbul
AA / Istanbul / Seyma Erkul Dayanc
Un syndicat étudiant a dénoncé des violences survenues à l’université d’Aix-en-Provence, en marge des élections du CROUS, accusant le mouvement La Cocarde d’avoir agressé un militant de gauche, selon des déclarations publiées début février par l’Union étudiante.
« Sur la fac d’Aix-en-Provence, en pleine période des élections du CROUS, un militant de gauche a été agressé », a déclaré Sabrine Kharbach, syndicaliste de l’Union étudiante, affirmant que l’incident serait intervenu après un refus de prendre un tract.
Selon elle, ce type de violences s’inscrirait dans un contexte plus large impliquant des mouvements d’extrême droite dans plusieurs villes universitaires françaises, notamment à Lyon, Toulon et Toulouse.
Le député Raphaël Arnault (Nouveau Front populaire / La France insoumise) a également réagi, évoquant une « multiplication des violences » à l’approche des élections étudiantes.
Il a fait référence à des révélations récentes concernant des comportements attribués à certains responsables de l’UNI, ainsi qu’à des incidents signalés dans plusieurs universités, dont Nanterre.
« Ce n’est pas normal que des jeunes se fassent frapper pour leurs idées », a-t-il déclaré, dénonçant des faits qu’il qualifie de racistes, antisémites ou discriminatoires.
Les accusations n’ont pas été confirmées par les autorités à ce stade, et aucune réaction officielle des organisations mises en cause n’a été rapportée.
Un climat de tensions dans les universités
Selon plusieurs organisations étudiantes, des incidents auraient également été signalés dans différentes universités françaises durant la période des élections du CROUS début février.
À l’université Paris-Nanterre, des tensions entre militants de sensibilités politiques opposées ont été évoquées par des syndicats étudiants et des responsables politiques sur les réseaux sociaux, notamment par le député Raphaël Arnault dans des messages publiés sur la plateforme sociale américaine X.
Dans ces publications, il dénonce notamment des saluts nazis effectués par Mathis Gachon, responsable national de l’UNI, et évoque « la violente attaque à Nanterre, ou encore Grenoble, Lyon… une nouvelle agression des fascistes a eu lieu dans une université, cette fois-ci à Aix-en-Provence ». Il indique s’être rendu « en urgence sur place pour apporter son soutien aux étudiant•es ».
À Lyon, Toulon et Toulouse, des organisations étudiantes de gauche, dont l’Union étudiante, ont dénoncé des intimidations visant leurs militants dans des communiqués diffusés sur leurs sites et comptes officiels.
De leur côté, La Cocarde étudiante a répondu sur X, affirmant que « Raphaël Arnault s’est rendu sur place et condamne fermement l’humiliation de ses militants », rejetant ainsi certaines accusations.
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