Bilal Müftüoğlu
16 Septembre 2016•Mise à jour: 17 Septembre 2016
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Un campement de migrants majoritairement habité par des Soudanais, Erythréens et Afghans a commencé à être évacué vendredi matin dans le nord-est de Paris.
Environ 1 500 migrants occupant des tentes et des abris de fortune entre les stations de métro Jaurès et Stalingrad ont été évacués par la police, dans une opération conjointement menée par des associations de soutien aux migrants et l’Office français d’immigration et d’intégration (OFII).
Emmanuelle Cosse, ministre du Logement, présente sur place au moment de l'évacuation, a fait savoir que ces migrants allaient être orientés vers des centres d'accueil en Ile-de-France. "Il y a beaucoup de familles avec enfants, plus que d’habitude. Ils vont évidement être pris en charge", a-t-elle déclaré devant les journalistes.
Un autre campement de 700 migrants, installé au même endroit, avait déjà été évacué par la police le 17 août dernier. L'opération de vendredi est la 30e évacuation de ce genre depuis juin 2015 dès lors que le nombre de migrants débarquant sur la capitale française ne cesse d'évoluer, oscillant entre 20 et 60 par jour, selon France Terre Asile.
Ces évacuations surviennent alors que la mairie de Paris s'apprête à ouvrir à la mi-octobre son premier centre d'accueil humanitaire, qui devrait être conforme aux normes de l'Organisation des nations unies (ONU).
D'après le dispositif présenté par Anne Hidalgo, maire de Paris, la mairie reconvertit un ancien entrepôt de la SNCF, situé à la Porte de la Chapelle, pour ouvrir le premier centre d'accueil humanitaire de Paris avec une capacité de 400 personnes.