France : Élections municipales 2026 fixées aux 15 et 22 mars
- Les scrutins municipaux et communautaires se tiendront à la mi-mars 2026 avec plusieurs nouveautés.

Ile-de-France
AA / Paris / Ümit Dönmez
Les prochaines élections municipales et communautaires en France auront lieu les 15 et 22 mars 2026.
Par voie d’un communiqué, le gouvernement a publié le décret n° 2025-848 du 27 août 2025, fixant les dates du renouvellement des conseillers municipaux et communautaires, des conseillers métropolitains de Lyon, ainsi que des conseillers de Paris et des conseillers d’arrondissement de Marseille. Le texte précise que les électeurs « pourront élire leurs conseillers municipaux et communautaires » à ces dates.
Le décret prévoit aussi des changements notables. L’un d’entre eux concerne l’harmonisation du mode de scrutin dans les communes de moins de 1 000 habitants. Dans ces communes, le scrutin majoritaire plurinominal avec panachage est remplacé par un scrutin de liste proportionnel paritaire à deux tours, sans panachage ni modifications possibles du bulletin de vote. Les listes devront être composées en alternance femme-homme et la candidature isolée sera exclue.
Concernant Paris, Lyon et Marseille, la réforme de la loi dite « PLM » de 1982 a été définitivement adoptée et promulguée en août 2025. Elle introduit pour la première fois, dès les municipales de 2026, deux scrutins distincts et simultanés : un bulletin pour élire les conseillers d’arrondissement (ou secteurs), et un autre pour élire directement les conseillers municipaux au suffrage universel direct.
La réforme abaisse également la prime majoritaire pour la liste arrivée en tête à 25 %, contre 50 % dans le reste des communes, afin de limiter l’effet d’écrasement majoritaire. Selon la législation, ces listes doivent être exhaustives : adjonctions, suppressions ou modifications de l’ordre des candidats sont prohibées.
À Lyon, ce nouveau mode de scrutin ajoute une complexité supplémentaire : les électeurs voteront ce même jour pour trois instances — conseillers d’arrondissement, conseillers municipaux de Lyon et conseillers à la métropole.
Ces ajustements interviennent alors que le débat sur la participation électorale et la représentativité locale reste vif en France. Lors des précédentes municipales, la participation des électeurs avait fortement reculé. En 2014, environ 63 % des inscrits s’étaient rendus aux urnes. En 2020, ce chiffre s’est effondré avec un taux de participation d’environ 45 % au premier tour et à peine 41 % au second tour, un record d’abstention attribué en grande partie au contexte sanitaire de la pandémie de Covid-19.