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Fidan : la force est une option envisageable pour Damas en cas d'échec des négociations avec les YPG/FDS

- Selon le ministre turc des Affaires étrangères lors d'une réunion dans un hôtel d'Istanbul avec des représentants des médias locaux et internationaux opérant dans le pays

Büşranur Keskinkılıç, Sercan İrkin, Zahir Sofuoğlu  | 15.01.2026 - Mıse À Jour : 15.01.2026
Fidan : la force est une option envisageable pour Damas en cas d'échec des négociations avec les YPG/FDS

Ankara

AA / Istanbul / Busranur Keskinkilic, Sercan Irkin et Zahir Sofuoglu

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré jeudi que le dilemme posé par l’organisation terroriste YPG/FDS continue de représenter un problème pour la Syrie, la Türkiye et l’ensemble de la région, soulignant que le recours à la force demeure une option pour le gouvernement de Damas en cas d’échec des négociations avec ce groupe.

Fidan s’exprimait lors d’une rencontre avec des représentants des médias locaux et internationaux dans un hôtel d’Istanbul.

Il a exprimé l’espoir que ce problème soit résolu au cours de l’année en cours, affirmant que la Türkiye poursuivra une politique ferme et claire sur cette question.

Le chef de la diplomatie turque a également indiqué que la transformation majeure que connaît la Syrie et son intégration progressive au sein de la communauté internationale figurent parmi les développements positifs les plus marquants de l’année 2025.

Il a dit espérer que l’élan constructif manifesté par les pays de la région, ainsi que par les pays européens et les États-Unis à l’égard de la Syrie, se poursuive.

Fidan a précisé que des pourparlers sont actuellement en cours entre la Syrie, les États-Unis et l’organisation terroriste YPG/FDS, ajoutant que Washington joue un rôle de médiateur dans ce processus, avec de nombreuses réunions qui ne sont pas rendues publiques.

« Ils rencontrent le YPG/FDS, ils rencontrent le gouvernement syrien, et il y a des réunions trilatérales. Les responsables se réunissent de temps à autre. Comme on peut le constater dans les déclarations du président Ahmad al-Charaa, un problème de volonté apparaît du côté du YPG/FDS à mesure que les négociations se poursuivent », a-t-il ajouté.

Il a poursuivi :
« Je m’attends à ce que les négociations se poursuivent avec une grande bonne foi. Toutefois, si tel n’est pas le cas de l’autre côté, je m’attends à ce que le gouvernement prenne des mesures afin d’exercer son droit constitutionnel et souverain de préserver l’unité du pays et la sécurité intérieure. »

« En résumé, il y a des négociations, un médiateur est présent, les Américains sont là et observent afin de déterminer qui agit de manière rationnelle et qui ne le fait pas », a-t-il déclaré.

Fidan a souligné que les États-Unis constatent, au fil des négociations, que les affirmations diffusées depuis des années par l’organisation terroriste YPG/FDS à travers la propagande ne reposent pas sur une base réelle et solide.

Il a indiqué que, dans ce contexte, le recours éventuel à la force par le gouvernement syrien n’apparaît plus comme un fait exceptionnel aux yeux des autres acteurs.

« Comme vous le voyez, ils n’ont pas d’autre choix. J’espère que nous n’atteindrons pas cette phase. J’espère que les problèmes seront résolus par le dialogue, mais lorsqu’ils ne peuvent l’être par la négociation et la bonne foi, le recours à la force devient malheureusement une option pour le gouvernement syrien », a-t-il affirmé.

Le ministre turc a insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des dispositions de l’accord du 10 mars en Syrie afin de garantir la stabilité du pays.

Il a ajouté que si l’organisation terroriste YPG/FDS souhaite démontrer sa bonne volonté, elle doit s’engager dans un processus de règlement fondé sur la diplomatie et le dialogue.

L’organisation terroriste YPG/FDS, façade syrienne du groupe terroriste PKK, se soustrait à l’application des clauses de l’accord conclu avec le gouvernement syrien le 10 mars 2025, lequel prévoit l’intégration des institutions civiles et militaires des régions du nord-est du pays au sein de l’administration de l’État.

L’accord stipule également la réouverture des points de passage, de l’aéroport ainsi que des champs pétroliers et gaziers de ces régions, insiste sur l’unité territoriale de la Syrie et prévoit le retrait des forces de l’organisation d’Alep vers l’est de l’Euphrate.

Depuis la chute du régime de Bachar al-Assad le 8 décembre 2024, après 24 ans au pouvoir, le gouvernement syrien déploie des efforts intensifs pour rétablir la sécurité dans le pays.

Fidan a par ailleurs affirmé que les attaques israéliennes visant des pays tels que la Syrie, l’Iran et le Liban se sont intensifiées récemment, et que les activités fondées sur une politique du « diviser pour régner » se sont étendues sur une vaste zone géographique allant du Somaliland à l’Iran.

« Cette politique repose sur l’illusion selon laquelle Israël pourrait garantir sa sécurité en déstabilisant les pays voisins. Nous soulignons à chaque occasion que cette mentalité constitue désormais une menace non seulement pour les pays de la région, mais pour le monde entier », a-t-il déclaré.

*Traduit de l'arabe par Wafae El Baghouani

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