Ergodan : « un réseau de génocide alimenté par la haine » utilise la foi comme couverture, aggravant la crise régionale
- Le gouvernement Netanyahou ne cible pas uniquement l’Iran, mais met aussi progressivement en œuvre des plans d’invasion du Liban, selon Erdogan
Istanbul
AA / Istanbul / Esra Tekin
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a vivement critiqué, jeudi, l’administration israélienne, la qualifiant de « réseau de génocide aveuglé par la haine » en raison de ses actions dans la région, estimant qu’elle plonge le Moyen-Orient dans les pires turbulences du siècle.
Dans un contexte de guerre déclenchée contre l’Iran qui continue d’embraser la région « de sang et de poudre », avec des missiles touchant des enfants innocents à l’école, Erdogan s’exprimait devant les responsables provinciaux de son parti de la Justice et du Développement (AKP) à Ankara, faisant référence notamment à une école bombardée à Minab, en Iran.
Par ailleurs, le gouvernement Netanyahou ne se limite pas à cibler l’Iran, mais met également en œuvre, selon lui, des plans progressifs visant une invasion du Liban, a-t-il averti.
Dans ce contexte, Erdogan a souligné que la Türkiye ne fait aucune distinction « entre ses frères et ses voisins » et ne reste pas passive face à leurs souffrances.
Enfin, concernant la décision israélienne d’interdire aux musulmans d’accomplir les prières de l’Aïd à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem, le président turc a estimé que le fait d’empêcher ces prières pour la première fois depuis 1967 constitue une attaque « audacieuse » contre la foi de deux milliards de musulmans.
Il a ajouté que le droit des musulmans à prier à la mosquée Al-Aqsa ne peut être ni retiré, ni bloqué, ni interdit « quelle qu’en soit la justification », dénonçant fermement l’administration israélienne.
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba
